samedi 21 mai 2022

Biochimie de la glycolyse

Voici mon très court Plan:
- Définition
- Étapes enzymatiques
- Bilan total
- Quelques implications en pathologie

I. DÉFINITION
La Glycolyse est le processus par lequel le glucose est métabolisé pour un but énergétique cellulaire. Classiquement, lorsqu'on parle de la glycolyse, on ne fait allusion qu'à la transformation du glucose en pyruvate mais nous prolongerons jusqu'au cycle de Krebs qui n'est rien d'autre qu'une suite logique de cette glycolyse en cas d'aérobiose.

II. ÉTAPES ENZYMATIQUES DE LA GLYCOLYSE

En effet, il nous faut revenir au début, l'entrée du glucose dans la cellule.
Le glucose pénètre dans les cellules de deux façons différentes : avec et sans l'insuline. L'insuline permet son entrée dans les adipocytes, myocytes, hépatocytes et autres cellules alors que dans les neurones et les érythrocytes, voire les cellules du tube contourné proximal, la pénétration est non insulino-dépendante.
Dans le mode insulino-dépendant, il y a intervention des GLUT (1-7, mais le plus fréquemment rencontré est le GLUT-4). Dans le mode non insulino-dépendant, il y a le cotransport Na-Glucose.
Une fois dans la cellule, le glucose connait 3 grandes phases en aérobie sinon une seule en anaérobie :
- Glycolyse
- Décarboxylation oxydative
- Cycle de l'acide citrique
En anaérobie, seule la glycolyse est possible.

A. GLYCOLYSE (the main topic)
|Note: Cliquez sur les images pour les voir avec plus de détails|
Elle se déroule classiquement en 10 étapes:

1. Phosphorylation du glucose par l'ATP grâce à une hexokinase


Les hexokinases sont rencontrées dans nombreuses cellules de l'organisme et sont non spécifiques: elles peuvent phosphoryler n'importe quel hexose (galactose, fructose, manose, glucose) mais l'hexokinase spécifique au glucose est la glucokinase.
Ladite phosphorylation se fait en position 6 pour obtenir le Glucose-6-phosphate.

2. Isomérisation du G-6-P en Fructose-6-phosphate

Réalisée grâce à phosphoglucoisomérase.

3. Phosphorylation nouvelle du fructose-6-phosphate à la position 1


En plus du phosphate dont il (le fructose) a hérité le du glucose, qui, lui, était phosphorylé dès le début de la glycolyse, le fructose acquiert au cours de cette réaction un deuxième en position 1. C'est ainsi que grâce à cette réaction se forme le Fructose-1-6-biphosphate (F-1-6-bis).
C'est catalysé par la phosphofructokinase 1.

4. Clivage du F-1-6-bis

Le fructose-1-6-bis (C6) sera scindé en deux composés C3 grâce à une aldolase: fructose-1-6-biphosphate aldolase.
Ces composés C3 (trioses) ne sont que le glyceraldéhyde et le dihydroxyacétone.

5. Interconversion des trioses phosphates

Ce qui est constaté c'est le passage du 3-P-dihydroxyacétone en 3-P-glyceraldéhyde de sorte à obtenir 2 3-P-glyceraldéhydes.
C'est une réaction réversible médiée par la phosphotriose isomérase.

6. Oxydation du 3-P-glyceraldéhyde en 3-P-glycérol


C'est grâce à la phosphoglyceraldéhyde isomérase. Il y a ici production du NADH.

7. Formation de l'ATP par transfert du phosphate du glycérol sur ADP 


La première molécule d'ATP est produite par cette réaction qui a lieu grâce à la 3-phosphoglycérate transférase.

8. Mutation du 3-phosphoglycérate en 2-phosphoglycérate 

Par la phosphoglycérate mutase, il se réalise l'isomérisation par translocation du groupement phosphate (P) de la position 3 à la position 2 sur le glycérate.

9. Passage du 2-phosphoglycérate en phosphoénolpyruvate

Ici déjà, on commence à y voir plus clair parce qu'en fin de compte, on commence à voir le pyruvate apparaître.
C'est une réaction d'hydratation mediée par une hydratase ou une enolase.

10. Transfert du phosphate du phosphoénolpyruvate à l'ADP pour obtenir l'ATP

C'est la très célèbre Pyruvate Kinase qui se charge de la réalisation de cette réaction.

Cette étape aboutit à la formation de l'ATP et comme vu à la 7è étape, nous aurons un total de 2 ATP. Ainsi, tout le compte fait, le bilan fait état de 2ATP et 2NADH ainsi que 2H+.

Les NADH n'interviendront dans la production d'énergie que s'ils connaissent l'effet mitochondrial pour fournir l'énergie nécessaire. Actuellement, on pense que un NADH ne produirait l'équivalent de moins de 3 ATP comme on l'avait supposé autrefois.

B. LA DÉCARBOXYLATION OXYDATIVE DU PYRUVATE

Le pyruvate ainsi obtenu est, dans le cas d'aérobie (dans la mitochondrie), décarboxylée en Acétyl-coA. Comme le nom de la réaction l'indique, il se passe une perte de groupement carboxyl du pyruvate par oxydation de ce dernier. C'est grâce à la pyruvate déshydrogénase.
Cette réaction produit 1NADH et 1H+.
Le bilan est de 2NADH et 2H+ puisqu'il s'agit, si vous n'avez pas perdu de vue, de deux molécules de pyruvate issus de la glycolyse qui donnent deux Acétyl-coA

C. CYCLE DE KREBS

(*Synonymes: cycle du citrate ou de l'acide citrique)

Ensuite vient le cycle de Krebs au cours duquel chacun de 2 acétyl-coA produit 3NAD+1FAD+1GTP.

Bilan énergétique total du cycle de Krebs: 6NADH+2FADH+2GTP.

RENDEMENT ÉNERGÉTIQUE D'UNE MOLÉCULE DE GLUCOSE

La sommation énergétique donne: 10 NADH, 2FADH+2ATP+2GTP. Sachant que l'énergie issue de
- NADH équivaut à 2,5 molécules d'ATP,
- FADH à 1,5 molécule d'ATP, 
- GTP à 1 molécule d'ATP,
on a en terme de pouvoir énergétique, un équivalent de (10x2,5ATP)+(2x1,5)+2+(2x1ATP)= 32 ATP.

Autrefois, les ouvrages parlaient de 38 ATP suite à une majoration du rendement énergétique de 0,5 ATP pour le NADH et le FADH.

III. IMPLICATIONS PATHOLOGIQUES

Les 2 implications pathologiques les plus connues sont:
- le cas de nécrose en anaérobie (insuffisance d'ATP). Sur 32 ATP attendus (dont 30 de la Décarboxylation et le cycle de Krebs), en cas d'ischémie voire d'anémie sévère, on ne se limite qu'à la production de 2ATP à la glycolyse anaérobie>> anergie cellulaire>> ralentissement métabolique et arrêt des processus de détoxification>> nécrose.

- l'anémie par hémolyse en cas déficit en pyruvate kinase: pas d'ATP>> anergie érythrocytaire avec principalement la dysfonction de la pompe Na/K ATPase>> accumulation cytosolique de Na+ >>> Osmose par effet osmotique efficace du sodium en intracellulaire>>> Engorgement d'eau dans le GR>>> Eclatement érythrocytaire (Hémolyse)>>> Anémie...


CAP KABA WhatsApp Forum, Biochimie de la glycolyse par Kevy Nguya




Le placenta, cet organe

Immense est notre joie de vous retrouver sur un nouveau sujet: le placenta, cet organe.

Voici notre plan
- Introduction
- Petit rappel
- Anatomie du placenta
- Rôles du placenta


En prélude, notons que le placenta est un organe vital important de l'humain in utero, devant le cerveau, le cœur et les reins parce que le placenta le maintient en vie. Il constitue la surface d'échange materno-embryonnaire puis materno-fœtale.

Comment cela se forme?
Les gamètes> fécondation (dans l'ampoule tubaire> zygote> mitoses> morula (16cellules)> poursuite de la segmentation et creusement de la cavité dans l'enceinte de l'œuf> blastocyste.



Le blastocyste contient donc des cellules regroupées au centre (embryoblaste) et d'autres en périphérie (trophoblastes). Ces groupes cellulaires sont séparés par le blastocèle (la cavité formée), et le blastocyste est contenu dans une couche qui lui empêche toute distantion: la zone pellucide dont il se débarrasse suite à un éclatement à la fin de la première semaine. Cet éclatement de la zone pellucide constitue une première naissance : "le hatching".

Ainsi débarrassé de la zone pellucide, le blastocyste pourra facilement se nicher dans l'utérus à l'endroit qui lui sera présenté (idéalement le corps de l'utérus) et poursuivre son expansion.

Une fois dans la cavité utérine (lui qui provenait du nord: la trompe utérine), le blastocyste se fixe sur l'endomètre et débute sa nidation.



En effet, les trophoblastes se différencient en deux groupes: les cellules les plus externes perdent leurs membranes cellulaires et fusionnent>> c'est le mécanisme par lequel elles forment un syncytium d'où le nom de "syncytiotrophoblastes. Et les plus centrales, elles, sont responsables des structures embryonnaires responsables de la consolidation des acquis syncytiotrophoblastiques.

Pour faire court, les syncytiotrophoblastes envahissent le terrain endométrial alors que les cytotrophoblastes (les plus centrales des cellules trophoblastiques) consolident et implantent les structures ovulaires comme nous le verrons.

Les syncytiotrophoblastes érodent la muqueuse endométriale grâce à des enzymes lytiques (dont les métalloprotéases).
Cette érosion sépare les cellules épithéliales de l'endomètre, lyse les éléments de la matrice extracellulaire endométriale>> mise à nu des capillaires sanguins utérins.
Dans l'entre-temps, le mésoderme extra-embryonnaire évoluera jusqu'à donner, du côté embryonnaire, des vaisseaux sanguins. Ces derniers vont aller au contact des lacunes utérines de sang avec lesquelles ils communiqueront par l'interface des cellules trophoblastiques : c'est la formation des villosités placentaires que nous allons voir.

ANATOMIE DU PLACENTA

Le placenta présente deux côtés ou deux faces (ou encore deux plaques): le côté maternel formé par les modifications de la muqueuse endométriale et le côté foetal formé par les trophoblastes ayant émergé en une structure plus complexe jusqu'à générer un tissu épithélial.



Les deux plaques communiquent par des excroissances vasculaires en provenance de la plaque foetale, les villosités placentaires. Entre les villosités placentaires se trouvent des espaces : les chambres intervilleuses.


PHYSIOLOGIE DU PLACENTA

Le placenta assure divers rôles dont les échanges et le rôle endocrinien.

A. Échanges
Il s'agit des échanges fœto-maternels respiratoires et nutritionnels.
Ces échanges dépendent de 3 éléments :
- la valeur des flux sanguins materno-fœtaux ;   
- la membrane placentaire (=>surface d'échange) ; 
- la différence des pressions (hydrostatiques et oncotiques entre les deux compartiments).
Ce sont ces 3 éléments qui définissent le caractère sélectif de la barrière placentaire.
Le placenta endocrine, lui, produit des hormones peptidiques et stéroïdiennes.

Les peptidiques sont:
- l'HCG (hormone choriogonadotrophique) par les cellules choriales ovulaires ou les trophoblastes>> rôle dans le maintien de la grossesse maintenant ou prolongeant la durée de vie du corps jaune pour produire la progestérone. Sa sécrétion va du 8è jour après la fécondation au 6è jour post-partum.

-l'HPL (Hormone lactogène placentaire)>>> produite par les syncytiotrophoblastes.
Elle a un rôle lutéotrope (maintien du corps jaune), lactotrope (prolifération de l'épithélium mammaire et inhibition de la prolactine), somatotrope (en synergie avec la growth hormon hypophysaire du fœtus), métaboliqe (lipolyse, baisse de la consommation du glucose par l'insulino-résistance).
Ceci explique pourquoi en cas de rétention des débris placentaires, on peut observer un retard voire une absence d'écoulement lacté: la persistance d'un flux d'HPL.

- SP1 (Specific pregnancy glycoprotein): rôle putatif (immunosuppresseur). Cela a, à l'instar de la progestérone, pour but de permettre la tolérance immunitaire de l'enfant par la mère.

- Relaxine: relaxant des structures péri-articulaires du bassin osseux (ligaments)>> élargissement du bassin.

Les hormones stéroïdiennes sont entre autres les oestrogènes et la progestérone.

CAP KABA WHATSAPP Forum, Le placenta, cet organe Par Kevy Nguya

Dans le même rayon, lisez aussi: Grossesse molaire

vendredi 13 mai 2022

Exposé sur le forum KABA : Palu et grossesse.

Exposé sur le forum KABA
Sujet : Paludisme et grossesse
Plan
1. Introduction
2. Le paludisme
2.1. Répartition géographique et épidémiologie
2.2 Agents pathogènes ( plus du falciparum)
2.3 Vecteur
2.4 Cycle évolutif
3. Influences du Paludisme sur la grossesse
4. Etude clinique
4.1 Symptomatologie
4.2. Signes de gravité
4.3. Paraclinique
5. P.E.C
5.1. Traitement symptomatique
5.2. Traitement etiologique
6. BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE

Bonsoir à tous !
 Je suis VUANAMA MABOTI Prince Ariel étudiant en faculté de médecine en première année doctorat, de statut marital célibataire mais scientifiquement engagé à la médecine. Quelle pathologie vous vient en premier à l'esprit quand je donne cette petite devinette :
" Qu'est-ce qui est endémique et de zone tropicale essentiellement et qui met en danger la femme enceinte ? 🤔"
😊 Sûrement que vous avez compris que je vais parler du Paludisme. D'où le sujet du présent exposé : " Paludisme et grossesse ".
1. INTRODUCTION
Le Paludisme ou Malaria est une maladie occasionnée par un parasite intra cellulaire ( intra  globulaire  ) appartenant au règne de protista à l'embranchement des Apicomplexa, à la classe des sporozoaires, à l'ordre d'Haemosporidae, à la famille de plasmodidae, au genre Plasmodium qui est inoculé à l'homme par la piqûre d'un moustique culicidé du genre Anophèles au moment de son repas sanguin. 
Une fois dans le corps de l'homme, le parasite se localise soit dans le sang ( provoquant ainsi de signes de la maladie), soit dans le foie ( possibilité d'absence de signes de la maladie dans l'immédiat, avec risque de reviviscence jusqu'à près de 6 mois plutard ).
En zone infectée par le paludisme (ou malaria), la femme enceinte est particulièrement à risque. En effet, Le paludisme maternel à P. falciparum, et plus rarement à P.vivax, peut être responsable d'un faible poids de naissance chez le nouveau-né. L'infection peut également entraîner une fausse couche, ou conduire à un accouchement prématuré aussi possibilité de retard de croissance intra utérin et de transmission verticale (mère vers enfant ).
Allons maintenant à la découverte de des quelques points de cet exposé en espérant qu'après la lecture vous serez desalteré.
2. Le paludisme
2.1. Répartition géographique et épidémiologie
Le paludisme est un véritable fléau qui tue 1,5 à 2,7 millions de personnes par an dans le monde dont 1 million d'enfants. Environ 2,5 milliards de personnes sont exposées à la maladie notamment dans les zones tropicales où le moustique vecteur, l'anophèle, sévit.En Afrique intertropicale, la transmission s'effectue à un taux élevé presque partout. En effet, le Paludisme est très largement répandu dans toute l'Afrique subsaharienne où coexistent P. Falciparum (prédominant), P. Ovale et de manière plus sporadique P. Malariae.
P. vivax peut être retrouvé en Afrique de l'Est. Il existe une faible transmission au nord de l'Afrique ( Algérie et Maroc ), essentiellement due à P. Vivax ainsi qu'au cap Vert et à l'Ile Maurice. La transmission existe à Madagascar où coexistent les 4 espèces et aux Comores, y compris à Mayotte.
2.2 Agents pathogènes
C'est un protozoaire appartenant au genre Plasmodium qui cause le paludisme. Des nombreux espèces de Plasmodium ( plus de 14) touchant diverses espèces animales sont connues mais seulement 5 sont retrouvées en pathologie humaines :
P. Falciparum , P.vivax,P. Ovale, P. Malariae, P. Knowlesi ( décrit récemment). Ces espèces sont différents en tenant compte des critères biologiques , Cliniques , leur répartition géographique et leur capacité à développer des résistances aux antipaludiques.
L'espèce P. Falciparum est plus largement répandu à travers le monde, elle développe des résistances aux antipaludiques et elle est responsable des formes cliniques potentiellement mortelles. Dans les dans les régions subsahariennes il n'est sûr rien qu'en période chaude et humide. sa transmission s'interrompt lorsque la température dans en dessous des 18°C. cela explique aussi que quelle que soit la latitude le paludisme transmis ne plus transmis en altitude ( + de 1500 mètres en Afrique et 2500 m en Amérique et en Asie).  L'évolution se fait d'un seul tenant après une incubation 17 à 12 jours.bien que son cycle erythrocytaire soit des 46 à 48,il  détermine une fièvre irrégulière rarement des rythmes tierces. on observe pas de rechutes tardives comme avec les autres espèces. le plasmodium Falciparum est responsable de former clinique grave notamment Nero paludisme et anémie aiguë.
2.3 Vecteur
Le paludisme est transmis à l'homme par un vecteur ( moustique)du genre Anophèles au moment de son repas sanguin. elle n'est plus qu'à partir du coucher du soleil avec un maximum d'activité entre 23h et 6h. cela explique que l'utilisation des moustiquaires est le moyen de prévention individuelle les plus efficace.
Les larves d'anopheles se développent dans les collections d'eau. La nature de sol, les régimes de pluie, la température est donc l'altitude, la végétation naturelle ou l'agriculture rendent les collections plus ou moins propices au développement des espèces vectrices. Certaines espèces ont ainsi pu s'adapter à des milliers particulier comme les milieux urbains de développement et la longévité des anophèles dépend de la température avec un optimum entre 20 et 30°C pour une durée de vie et l'ordre de 30 jours.
2.4 Cycle évolutif
Les cycles se déroule successivement chez l'homme ( phase asexuée chez l'hôte intermédiaire) et chez l'anophele ( phase sexuée chez l'hôte définitif) chez l'homme les cycles et lui-même divisé en deux phases :
- la phase hépatique ou pre erythrocytaire (exo érythrocytaire) elle correspond à la phase d'incubation cliniquement asymptomatique.
- la phase sanguine ou erythrocytaire : elle correspond à la phase clinique de la maladie.
∆ Mettre ici un schéma illustratif.
Chez l'anophele femelle.
∆ Mettre un schéma illustratif.
3. Influences du Paludisme sur la grossesse
Voici quel que conséquences du paludisme sur la grossesse :
- les parasites âge ou la destruction de globules rouges maternelle exposé à la bascule de l'anémie physiologie de la grossesse vers l'anémie pathologique.
-la maladie maternelle alourdit les signes sympathique de la grossesse et peut de ce fait à graver un tableau de dénutrition (possibilité de retard de croissance intra-utérin entre parenthèses).
- les formes graves de la maladie comporte des troubles de coagulation qui peuvent précipiter un syndrome de type CIVD.
- la transmission verticale du paludisme (mère vers enfant )comporte ainsi un risque d'anémie chez l'enfant.
- la toxicose maternelle des types fébrile ( soit par libération des cytokines par les parasites soit du seul fait de la parasitemie ) et médicamenteuse va engendrer une perturbation des échanges materno phœtaux  ainsi que des contractions utérines entraînant  avortement ou prématurité.
4. Etude clinique
4.1. Symptomatologie
elle est polymorphe, mais dominée par la fièvre, des céphalées les courbatures et les arthralgies.
4.2. Signes de gravités ( P. Falciparum)
Nous pouvons objectiver  :  changement de comportement, somnolence, altération de conscience, choc, convulsions, ictère sévère, hémoglobinurie, insuffisance rénale aiguë et Œdème aiguë du poumon.
4.3. Paraclinique
Repose essentiellement sur deux  examens dont la goutte épaisse et le frottis sanguin.
5. Prise en charge
5.1. Traitement symptomatique
Antipyrétique et antispasmodique.
5.2. Traitement étiologique
Pour la prévention : moustiquaire imprégnée plus une dose curative de FANSIDAR (3 comprimés en une fois) au deuxième trimestre puis au troisième trimestre (les deux prises étant espacées d'au moins 4 semaines). C'est le traitement préventif intermittent.
- pour le paludisme simple : au premier trimestre quinine en comprimé plus clindamycine au 2e et 3e trimestres : en première intention association par Artesunate plus amodiaquine ou artéméther plus Lumefantrine; en seconde intention quinine comprimé + clindamycine.
- pour le paludisme compliqué le traitement est à instaurer à l'hôpital, dans un service de soins intensifs, sous forme de perfusion de quinine ( dose journalière en quatre heures de perfusion de sérum glucosé à 10 % ) plus un relais à la forme orale en association avec la clindamycine.
6. BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE
1. Paludisme et grossesses : quels risques ? De  Daniel Camus,
Article publié le 7 août 2019
2. Epidémiologie du paludisme en Afrique tropicale et en Asie du Sud-Est. Pierre Gazin,12 MAI 2003.
3. Note de cours d'obstétrique, D1 Med par CT. Dr. MBANGAMA 2020
4. Note de cours de Parasitologie partie Protozologie, G2 Biomédical par Prof. Dr. WUMBA DI-MOSI N'KOYI Roger, 2020.

lundi 4 avril 2022

Vaccination: intérêt, calendriers vaccinaux et mécanismes d'action

Dimanche 03-04-2022
Thème : VACCINATION

|Note: cliquez sur les images pour mieux les voir|


#Sous-thème 1: Intérêt et calendriers vaccinaux Congolais. (Par Oméga Manzita, G2 Bioméd)

1. Définition
Le vaccin est un mélange biologique administré à un individu pour stimuler son système immunitaire à développer une immunité adaptative.

2. Différence entre vaccin et sérum :
Le vaccin est à visée préventive alors que le sérum est curatif. Le vaccin est une immunisation actif du fait qu'il pousse l'hôte à libérer lui-même ses éléments immunitaires (cellulaires et humoraux) nécessaires à la lutte contre le pathogène alors qu'avec le sérum, l'idée est d'apporter à l'organisme tout ce dont il a besoin pour résister (lui apporter essentiellement des anticorps). Grosso modo, lorsque le système immunitaire fournit des efforts pour réagir, c'est actif (c'est le cas du vaccin) et lorsqu'on lui apporte sans qu'il n'ait à fournir aucun effort, c'est passif (le cas du sérum).

3. Intérêt :
Le but est de fournir une immunité à la fois individuelle et collective parce qu'un individu qui est protégé contre une maladie ne pourra ni la développer ni la transmettre.

4. Calendriers vaccinaux :
Le vaccin est l'affaire de tous (hommes, femmes et enfants) et il existe nombreux vaccins actuellement contre nombreuses maladies dans différents pays. Nous ne parlerons ici que du calendrier de VAT pour la femme et du calendrier des enfants de 0 à 9 mois en RDC.

4.1. VAT chez la Femme :
VAT1: Au cours des CPN ou à l'âge de procréation
VAT2: 1 mois après le VAT1
VAT3: 6 mois après le VAT2
VAT4: 1 an après le VAT3
VAT5: 1 an après le VAT4.


Justification : la grossesse que porte ou que pourrait porter cette femme l'expose à un risque de contamination aux bacilles tétaniques lors de l'accouchement. Il faut prévenir !

4.2. CV des 0 à 9mois
2 semaines: BCG et VPO0
6 semaines: VPO1+Penta 1+Rota1
10 semaines: VPO2+Penta 2+ Rota 2+ Pneumo
14 semaines: VPO3+Penta 3+ Rota 3+ VPI
9mois: VAA et VAR

BCG: Bacille Calmette et Guérin
VPO: Vaccin antipolio oral
Penta (Penavallent=DTC HepB Hib): Diphtérie-Tétanos-Coqueluche-Hépatite B et Haemophilus Influenzae B
VPI: Vaccin antipolio inactivé (injectable)
VAR: Vaccin antirougeole
VAA: Vaccin anti-amaril (contre la fièvre jaune)


#Sous-thème 2: Mécanismes d'action des vaccins (par Kevy Nguya, D2 Médecine)

1. Types de vaccins:
Deux grands groupes des vaccins nous intéressent : les vaccins formés par les agents infectieux atténués ou inactivés et les vaccins formés à partir des acides nucléiques.

2. Mécanismes d'action
2.1. Vaccins par atténuation des agents infectieux :
Font partie des agents infectieux 4 groupes d'êtres vivants: champignons, virus, parasites et bactéries. 
Il existe pour chaque agent infectieux deux grands pouvoirs intrinsèques : la pathogénicité et l'immunogénicité.
La pathogénicité est liée à ses facteurs de virulence (les toxines, et secondairement à son pouvoir immunogène) alors que l'immunogénicité est liée, elle, à ses motifs antigéniques portés à la surface.

En effet, il est possible de détruire une de ces deux propriétés intrinsèques comme l'a fait Louis Pasteur sur le Vibrio Cholerae.
Le vaccin par atténuation cible le pouvoir pathogène de l'agent infectieux et ne laisse que son pouvoir immunogène. Ainsi, l'organisme (le système immunitaire plus précisément) réagira à l'agent infectieux comme s'il s'agissait d'une réelle attaque pendant qu'il ne s'agit simplement que d'un entraînement, un simple exercice.

Il est démontré que la première fois qu'on entre en collision avec un agent infectieux, la réponse immunitaire adaptative est lente  et peu efficace mais les fois suivantes sont caractérisées par une réponse importante et efficace du fait de la mémoire immunitaire constituée après le premier face-à-face : c'est la réponse anamnestique. C'est dans cette optique que le vaccin vient servir à notre système immunitaire son premier contact afin que l'organisme dispose déjà de sa mémoire immunitaire qui lui servira à la prochaine rencontre avec l'agent infectieux pour une réponse plus efficace.

Le pouvoir pathogène étant neutralisé, on n'assiste à aucune lésion tissulaire correspondant à l'agression directe du germe rencontré dans le vaccin par atténuation.
Le pouvoir immunogène est conservé et agit grâce aux antigènes de surface portés par l'agent infectieux. Les cellules présentatrices d'antigènes professionnelles (macrophages, lymphocytes B), après phagocytose conservatoire de l'agent infectieux atténué, présentent aux Lymphocytes T CD4 le motif antigénique (l'identité-même dudit agent infectieux) par le biais de leur CMH. La communication étant faite entre les deux grâce aux cytokines et molécules d'adhésion cellulaire (ICAM, CD40, CD80, LFA...), le LyTCD4 se multiplie et constituera deux pools: un pool des LyTCD4 effecteurs et un autre des LyTCD4 mémoires. Les effecteurs vont se différencier soit en LyTCD4-1 (pour engager une réaction immunitaire cellulaire passant par la stimulation des LyTCD8) et/ou LyTCD4-2 (pour engager une réaction immunitaire humorale par stimulation des LyB à se différencier en plasmocytes, sécréteurs d'anticorps).
Chaque étape de cette constitution de la réponse immunitaire adaptative (de la présentation de l'antigène au LyTCD4 au choix de la réponse cellulaire ou humorale) est médiée par les cytokines parmi lesquelles l'IL-1 produite par les macrophages. L'IL-1 stimule le foie à produire la protéine C réactive durant la réaction immunitaire et dérègle aussi le thermostat hypothalamique. C'est ce qui explique la survenue de la fièvre après vaccination (en dehors de toute autre raison).

2.2. Les vaccins à base d'acides nucléiques

Les vaccins du présent. 
A. Vaccins à ARN
Il s'agit souvent d'ARN messager innoculé ayant pour objectif la synthèse des protéines nécessaires à contrer l'action des agents infectieux ciblés.

B. Vaccins à ADN
Le principe est le même. Avec ceux-ci le but est que la synthèse se fasse à partir de l'ADN. Cet ADN peut, s'il est associé à la reverse transcriptase, aller jusqu'à rejoindre le génome de l'hôte soit il peut, dans le cas des plasmides, s'arrêter au niveau cytosolique pour enclencher sa propre transcription d'ARN messager qui aboutira à la synthèse des protéines.

C. Le transport
Le transport des acides nucléiques vers les cellules est assuré par 3 lipides principalement : un lipide de charge opposée à l'acide nucléique afin de stabiliser la charge de la structure et deux autres pour permettre aux acides nucléiques (qui sont non liposolubles) à traverser la bicouche lipidique des cellules.

Sinon, il peut passer par un virus modifié au laboratoire. Ce virus est exploité pour sa capacité à innoculer par endocytose son génome dans les cellules qu'il infecte. Et le tour est joué.

3. Le danger des vaccins

Les vaccins sont bénéfiques mais leurs effets indésirables sont non négligeables parfois.
On peut citer entre autres :
- la fièvre
- la réaction allergique
- la réactivation du germe atténué avec possibilité de sepsis
- l'infection du site opératoire.

4. Qu'est-ce qui explique que les vaccinés refassent la maladie?

Le vaccin, sauf pour les maladies qu'on ne développe qu'une fois dans la vie, n'est pas une garantie pour ne jamais développer une quelconque maladie évitable par la vaccination.

Le but de vaccin est de nous faire acquérir le bagage immunitaire nécessaire pour résister à la maladie de la meilleure des manières mais si la charge infectieuse est plus importante que le bagage immunitaire en notre possession, comment ne pas développer la maladie?

Il est important de ne pas ignorer que le vaccin a une efficacité limitée. En d'autres termes, ce n'est pas tout le monde qui est vacciné qui devient réellement immunisé contre le pathogène combattu.

En outre, l'immunodépression reste un fait très important dans l'activité immunitaire. L'infection au VIH/SIDA est responsable de la suppression des lymphocytes T CD4 et donc d'une décadence du système immunitaire.

En dernier, les doses vaccinales non respectées constituent une insuffisance vaccinale exposant au risque de ne pas être protégé de la maladie contre laquelle on se fait vacciner.


CAP KABA, UK-FAMED


N'hésitez à mettre en commentaire vos ajouts, vos questions ainsi que suggestions. Merci.


mercredi 30 mars 2022

Les Récepteurs

Nos salutations à vous qui nous lisez.
Grande a toujours été notre joie de vous présenter des programmes de science qui plaisent.
Ce soir, comme repris sur l'affiche, nous serons dans le fondamental de la messagerie cellulaire.
Ce sujet est d'autant très important qu'il joint la biochimie, la physiologie et la pharmacologie et même il sous-tend les nombreuses atteintes de type cancéreux surtout en hématologie. On verra comment.
Je suis Kevy Evan Nguya, étudiant en Doc2, à l'Université Kongo.

Voici l'ossature de notre présentation :
- introduction
- rappel des protéines membranaires
- types de récepteurs et mécanismes d'action

En guise d'introduction, nous disons que la cellule communique ! Autant avec ses proches qu'avec des cellules éloignées.
Deux cellules juxtaposées communiquent par plusieurs modes (par jonctions communicantes ou par mode paracrine) alors que deux cellules éloignées le font par mode endocrine. Quel que soit le mode utilisé, il y a toujours un messager qui intervient.

Cela étant, le système est celui d'un expéditeur avec son destinataire.

Sans cette communication, les fonctions cellulaires ne peuvent pas être maintenues en équilibre parce que l'homéostasie ne résulte pas que des actions isolées des cellules mais de l'agencement parfaitement coordoné des activités cellulaires.

POINT 2. RAPPEL
2.1. Protéines membranaires:

La cellule a deux parties obligatoires sans lesquelles elle ne vit pas: la membrane et le cytoplasme (qui abrite des organites).
Le noyau, comme nous le savons, peut ne plus exister mais la cellule poursuivra son activité.

La membrane est constituée des glucides, lipides et des protéines. Ces classes moléculaires sont tantôt isolées tantôt combinées et chaque forme de présentation répond à un rôle précis pour la cellule.
En ce qui nous concerne, nous n'allons nous apesantir que sur les protéines ce soir.
Les protéines sont de deux types (selon leur localisation):
- les intrinsèques (ou intégrales); et
- les périphériques.

Les intrinsèques sont celles qui traversent de part en part la membrane cellulaire, joignant de ce fait le milieu intracellulaire au milieu extracellulaire, c'est ainsi qu'elles vont jouer le rôle de récepteurs et de transporteurs. Certains (les transporteurs) interviendront dans le transport passif et certains autres dans le transport actif.
On cite ici les canaux ioniques, les pompes, les transporteurs, les pores, les jonctions communicantes.

Puis les protéines périphériques, elles, ne se trouvent que sur une face donnée de la membrane. Celles qui sont sur le versant extracellulaire jouent le rôle de récepteurs, marqueurs cellulaires, et jonctions intercellulaires. Tandis que celles qui sont sur le versant intracellulaire sont plus enzymatiques.

Il est également à noter que certaines protéines se trouvent dans la membrane cellulaire (protéines intrinsèques) sont dotées des capacités enzymatiques. Ex: phospholipases, adenylate-cyclase...

2.2. Changement conformationnel
J'aimerais ici, revenir de façon succinte à une notion de stéréochimie :
Les molécules complexes comme les peptides et les glucides possèdent un pouvoir rotatoire du fait de l'existence en leur sein des carbones dits asymétriques ou chiraux. |Juste pour rappel, ce carbone est porteur de 4 groupements chimiques différents|.
Il arrive donc que dans certaines conditions physiques ou chimiques, que les groupements portés par ce carbone soient déplacés dans une direction donnée du plan spatial de la molécule.
Chaque déplacement de groupement engendre un nouvelle présentation spatiale et donc un stéréoisomère comme nous l'avons appris en chimie organique.
Ce stéréoisomère n'a pas nécessairement les mêmes propriétés que la première présentation de la molécule.

Alors ce changement de présentation spatiale est appelé : "changement conformationnel". Ça s'accompagne généralement d'un changement des propriétés de la molécule qui le subit.

Point 3. TYPES DES RÉCEPTEURS

Selon leur localisation et l'affinité de leurs ligands avec l'eau, on distingue les récepteurs intracellulaires des récepteurs extracellulaires:

a) les intracellulaires: ils sont soit cytoplasmiques soit nucléaires. Ils admettent des ligands lipophiles ou hydrophobes (de ce fait, capables de traverser la membrane cellulaire). Ex: les récepteurs des hormones lipidiques (oestrogènes, prostaglandines).


b) les extracellulaires ou les récepteurs membranaires : sont à la surface de la membrane cellulaire et, il ne s'y fixe que des ligands hydrophiles ou lipophobes (incapables de traverser la membrane cellulaire).

Dans cette catégorie, nous distinguons 4 types:
- récepteurs liés aux canaux ioniques
- récepteurs couplés à la protéine G
- récepteurs-enzymes
- récepteurs d'endocytose

A) Récepteurs liés aux canaux ioniques
|Note : cliquez sur les images pour les agrandir|
Pour faire simple, ce sont des canaux ioniques dotés d'un site pour le ligand. Une fois le ligand posé, il y a soit une ouverture soit une fermeture du canal ionique.
Ces ions seront responsables de l'action cellulaire.
Ex: récepteur GABA.



B) Récepteurs liés à la protéine G



Nous avons ici trois principaux organes:
# le récepteur : avec un site sur lequel se fixe le ligand
# la protéine G (avec ses 3 sous-unités : alpha, bêta et gamma): elle est, selon le mode conventionnel, détaché du récepteur au repos. Et la sous-unité alpha est porteuse de la GDP (guanosine diphosphate).

# l'effecteur: ça peut être une enzyme intramembranaire (phospholipase C, adenylate-cyclase...) ou même un canal ionique voire un quelconque transporteur.


Selon le mode conventionnel (parce que les données présentées par certaines études semblent ne pas prouver ça) ces récepteurs fonctionnent de la manière suivante :



Une fois le ligand posé sur le site récepteur>> changement de conformation du récepteur>>> naissance d'une affinité du récepteur pour la protéine G>>> liaison récepteur et protéine G>>> la protéine G une fois liée au récepteur perd l'affinité pour la GDP et devient plus acceptrice de la GTP>>> la GTP viendra donc remplacer la GDP sur le site la sous-unité alpha.

Une que fois la sous-unité alpha se lie à la GTP, elle devient phosphorylée et donc activée>>> elle se détache des sous-unités bêta et gamma pour aller vers l'effecteur qui sera à son tour activé par phosphorylation. Et cette phosphorylation de l'effecteur fait perdre à la GTP un groupement phosphate>>> puis redevient GDP >>> reprise de l'affinité de la sous-unité alpha pour les deux autres sous-unités bêta et gamma >>> détachement du récepteur.

Pendant ce moment-là, l'effecteur activé (ou inhibé, selon le type de protéine G) va exercer son rôle.
Si cet effecteur est la phospholipase C>>> dégradation des phospholipides membranaires >>> production de l'Inositol triphosphate (IP3) et du Diacylglycérol (DAG). L'IP3 est un second messager dont le point principal d'action est le réticulum sarcoplasmique >>> libération du calcium>>> le calcium agit en tant que second messager>>> activité cellulaire.

Il peut s'agir de l'adenylate-cyclase qui transforme l'ATP en AMPc (5'-adénosine monophosphate cyclique) qui agit en activant les protéines kinases (PKA ou PKC voire PKB)>>>> cette activation engendre une cascade de réactions touchant les facteurs transcriptionnels et des enzymes cytoplasmiques.

Quelques effecteurs canaux ioniques :

L'action se prolonge jusqu'à l'inactivation de l'AMPc ou de la GMPc par les phosphodiestérases de type 4 et 5 respectivement.



C) Récepteurs liés aux enzymes ou récepteurs-enzymes


Ces récepteurs ont des sites extramembranaires sur lesquels se posent les ligands et la partie intracellulaire est une enzyme généralement d'activité tyrosine kinase.
La fixation des ligands engendre un accollement des branches du récepteur-enzyme>>> activation de la consommation d'ATP par les enzymes tyrosine kinases présentes>>> activation d'autres protéines intracellulaires qui viennent au contact des enzymes tyrosine kinases. Et ces protéines activées, engendrent une cascade intracellulaire avec point de chute intranucléaire.

Ces récepteurs sont généralement impliqués dans la division cellulaire et donc sont utilisés majoritairement par les cytokines et facteurs de croissance. Ex: éythropoïétine (EPO).

Parmi ces récepteurs-enzymes à activité tyrosine kinase on connaît la très célèbre protéine JAK2 dont la mutation est responsable de la maladie de Vaquez (polyglobulie essentielle).

D) Récepteurs d'endocytose
Ils sont intramembranaires, la fixation du ligand sur leurs sites récepteurs induit une modification in situ des protéines cytosquelettiques>>> modification de la membrane cellulaire>>> invagination>>> endocytose.

C'est par là que prend fin mon exposé.
Merci de m'avoir suivi.


CAP KABA WhatsApp Forum, Mercredi 30-03-2022, Les Récepteurs par Kevy Nguya.

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