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jeudi 16 juillet 2020
Anatomophysiologie du système cardiovasculaire par Reina Kalondji Akiala
Retrouvez par ce lien le résumé de Reina Kalondji Akiala sur l'anatomophysiologie du système cardiovasculaire.👇
Anatomophysiologie du système cardiovasculaire RKA
Balance hydrique par Eurêka Jael Kalombo
Plan
-Définition de la balance hydrique.
-Rappel de la répartition de l'eau dans l'organisme ainsi que des électrolytes.
-Rappel de l'importance de l'eau dans l'organisme .
-Sémiologie des troubles d'hydratation.
-Traitement des troubles d'hydratation.
1. Définition
La balance hydrique d'un organisme est le rapport entre les apports et les pertes de l'eau.
Il est donc un équilibre essentiel.
2. Rappel de la répartition de l'eau dans l'organisme ainsi que des électrolytes.
Bien plus de la moitié du poids corporel est constitué par l'eau.
L'eau de l'organisme est restreinte dans différents espaces appelés compartiments liquidiens. Il se présente donc comme suite :
•liquide contenu dans les cellules.
•liquides de l'espace entourant les cellules.
•sang.
Pour fonctionner normalement, l'organisme doit empêcher le taux liquidien de trop varier dans ces zones.
Certains minéraux, en particulier les macro-minéraux (les minéraux dont l'organisme a besoin en quantité relativement conséquentes), sont importants en tant qu' électrolytes.
Les électrolytes sont des minéraux qui transportent une charge électrique lorsqu'ils sont dissouts dans un liquide tel que le sang.
Les électrolytes du sang (sodium, potassium, chlore et bicarbonate) aident à réguler la fonction nerveuse et musculaire et à maintenir l'équilibre acido-basique et l'équilibre hydrique.
Les électrolytes, et particulièrement le sodium, aident l'organisme à maintenir des volumes liquidiens normaux dans les compartiments liquidiens, car la quantité de liquide contenu dans un compartiment dépend de la quantité (concentration) d'électrolytes qui y sont présents. Si la concentration en électrolytes est élevée, le liquide entre dans ce compartiment (l'osmose). De même si la concentration en électrolytes est basse, le liquide sort de ce compartiment.
Pour ajuster les volumes liquidiens, l'organisme peut faire entrer et sortir des électrolytes des cellules. Ainsi, il est important d'avoir des concentrations adéquates en électrolytes pour maintenir un équilibre hydrique dans les compartiments.
Les rein contribuent à maintenir les concentrations en électrolytes en filtrant les électrolytes et l'eau du sang, en renvoyant certains dans le sang et en excrétant la quantité en excès dans les urines. Ainsi, les reins permettent de préserver l'équilibre entre la consommation et l'excrétion d'électrolytes et d'eau quotidiennes.
Notons que l'équilibre électrolytique peut être altéré, des troubles peuvent se manifester par-exemple, un déséquilibre électrolytique peut être dû à :
•Etat de déshydratation ou de surhydratation.
•Prise de certains médicaments.
•Certains troubles cardiaques , rénaux ou hépatiques.
• Excès de liquides ou nourritures administrés par voie intraveineuse ou orale.
3. Rappel et importance de l'eau dans l'organisme.
L'eau représente 60% de notre poids, soit 50 litres pour un individu de 70kg ( avec des différences liées au sexe, à l'âge et à la masse grasse).
Nos 50.000 milliards de cellules contiennent les deux tiers de l'eau de notre corps. On comprend combien notre organisme en est dépendant. Au même titre que l'air, l'eau est un élément primordial à la vie. L'eau garde constante la température dans le corps grâce à sa propriété de conduction de la chaleur. L'eau est aussi le véhicule des éléments figurés du sang, ainsi que celui de certaines sécrétions ( larmes, sucs digestifs).
Voici une petit tableau montrant la répartition de l'eau dans les organes du corps humain :
Elle est nécessaire au maintien de la température ( sudation ) et l'élimination des déchets solubles ( urines). On ne peut s'en priver plus de cinq jours. Une perte de 10 à 15% peut entraîner la mort.
L'eau de notre organisme est repartie dans trois compartiments : l'eau intracellulaire, l'eau extracellulaire et le sang.
La quantité doit en rester constante ainsi que sa concentration en ions , essentiellement Na+ et K+.
L'entrée en eau dans le corps est fait par:
• la boisson (1,5l/j).
• les aliments ( 0,9 l/j).
• l'eau produite par la combustion des aliments (0,6l/j).
La sortie en eau de notre organisme se fait par:
• la respiration (0,5l/j).
• la respiration et transpiration 0,9l/j ( plus en cas de transpiration due à la chaleur).
•l'urine (1,5l/j).
•les selles(0,1l/j).
L'utilisation de l'eau dans notre organisme se fait par:
•la salive: environ 1l/j.
•La suc gastrique : entre 2à 2,5l/j.
•les sécrétions intestinales : environ 3l/j.
•le sang , qui contient environ 3 à 4 l/ d'eau.
4. SÉMIOLOGIE DES TROUBLES D'HYDRATATION
A. LA DÉSHYDRATATION EXTRACELLULAIRE
SIGNES CLINIQUES
•Perte de poids parallèle au degré de déshydratation.
•Signe du pli cutané. Ce signe est difficilement interprétable par défaut ( faux négatifs), chez les enfants et les patients obèses et par excès ( faux positifs), chez les patients âgés et dénutris dont l'élasticité cutanée est diminuée.
•Hypotension artérielle orthostatique, puis de décubitus avec tachycardie compensatrice réflexe.
•Choc hypovolémique lorsque les pertes liquidiennes sont supérieures à 30%.
•Aplatissement des veines superficielles dont la jugulaire externe en position allongée.
•Oligurie avec concentration des urines en cas de réponse rénale adaptée à l'hypovolemie ( ne s'observe que lorsque la perte sodée est d'origine extra-rénale).
•Sécheresse de la peau dans les aisselles.
•Soif.
SIGNES BIOLOGIQUES
Aucun marqueur biologique ne permet d'apprécier directement une diminution du volume extracellulaire.
Les signes biologiques sont indirects et traduisent:
•le syndrome d'hémoconcentration
•l'élevation de la protidémie (>75g/l).
•l'élevation de l'hématocrite (>50%) ( à l'exception de situations d'hémorragie).
•La réponse rénale de conservation de Na: ceci n'est pas vrai si la perte sodée à l'origine de la D.E.C. est rénale (ex: diurétiques).
° Les conséquences de hypovolémie:
• insuffisance rénale fonctionnelle : élévation de la créatininemie, de l'urée plasmatique.
• Hyperuricémie.
• Alcalose métabolique de "contraction".
B. LES HYPERHYDRATATIONS EXTRACELLULAIRES
CLINIQUE
• Œdèmes périphériques généralisés, déclifs blancs, mous, indores et donnant le signe du godet.
• Des œdèmes au niveau des séreuses :
(Épanchement péricardique, pleural, ascite) : anasarque le secteur interstitiel pulmonaire ( œdème aigu pulmonaire).
• Des signes de surcharge de secteur vasculaire : une élévation de la pression artérielle un tableau d'œdème aigu du poumon ;
• Une prise de poids
BIOLOGIE
•Pauvre
•Signes d'hémodilution ( anémie, hypoprotéinémie ) inconstants.
•Aucun signe biologique ne reflète le volume du secteur interstitiel.
C. DÉSHYDRATATION INTRACELLULAIRE.
CLINIQUE
•Troubles neurologiques ( somnolence, asthénie, agitation, convulsion, coma, hémorragies cérébro-méningées, fièvre).
•SOIF
•Sécheresse des muqueuses.
•Syndrome polyuro-polydipsique (cause rénale).
•Perte de poids plus modérée que pour la D.E.C.
BIOLOGIE
•Hyperosmolarité
•Hypernatrémie ( Na+>145 mmol/l)
•Prescription médicale de première intention: l'ionogramme plasmatique +/- urinaire.
D. HYPERHYDRATATION INTRACELLULAIRE.
CLINIQUE
°Troubles neurologiques:
•Nausées;
•Vomissements;
•Céphalées;
•Anorexie.
°Prise de poids modérée.
°Absence de soif voire dégoût de l'eau.
BIOLOGIE
•Hypo-osmolarité plasmatique.
•Hyponatrémie <135 mmol/l.
Le diagnostic étiologique : Dosages complémentaires ( ADH, ionogramme urinaire).
•Examens complémentaires:
ionogrammes sanguin et urinaire en priorité.
5. TRAITEMENT DES TROUBLES D'HYDRATATION
A. MILIEU EXTRACELLULAIRE
a. DÉSHYDRATATION
Sur hypovolémie sévère : solutés de remplissage voire transfusion.
* Apport de sodium: sérum salé isotonique, sodium per os.
*Traitement étiologiques et préventifs primordiaux.
⚠️ Attention aux patients diabétiques (insuline), sous corticothérapie.
b. HYPERHYDRATATION.
Sur prescription médicale:
*Régime hyposodé.
*Restriction hydrique.
*Diurétique.
B. MILIEU INTRACELLULAIRE
a. Déshydratation
* Prescription médicale d'un traitement :
•Etiologique : arrêt d'un médicament, d'une perfusion, traitement d'un diabète déséquilibré.
•Symptomatique: apport d'eau pour correction lente de l'hypernatrémie (perfusion de G. 5% le plus souvent).
b. Hyperhydratation
Restriction hydrique associée à:
•Supplément de Na+ si DEC associée.
•Régime hyposodé et diurétiques si HEC associée.
•Apport standard de Na+ si normalité du compartiment extracellulaire.
- Parfois prescription de soluté hypertonique ( Chlorure de sodium hypertonique) en cas d'hyponatrémie sévère.
- Perfusion lente à respecter impérativement.
Par Eurêka Jael Kalombo, étudiante en G2 UK-FAMÉD
CAP Kaba WhatsApp Forum.
-Définition de la balance hydrique.
-Rappel de la répartition de l'eau dans l'organisme ainsi que des électrolytes.
-Rappel de l'importance de l'eau dans l'organisme .
-Sémiologie des troubles d'hydratation.
-Traitement des troubles d'hydratation.
1. Définition
La balance hydrique d'un organisme est le rapport entre les apports et les pertes de l'eau.
Il est donc un équilibre essentiel.
2. Rappel de la répartition de l'eau dans l'organisme ainsi que des électrolytes.
Bien plus de la moitié du poids corporel est constitué par l'eau.
L'eau de l'organisme est restreinte dans différents espaces appelés compartiments liquidiens. Il se présente donc comme suite :
•liquide contenu dans les cellules.
•liquides de l'espace entourant les cellules.
•sang.
![]() |
| LIC: liquide intracellulaire ; LEC: liquide extracellulaire |
Pour fonctionner normalement, l'organisme doit empêcher le taux liquidien de trop varier dans ces zones.
Certains minéraux, en particulier les macro-minéraux (les minéraux dont l'organisme a besoin en quantité relativement conséquentes), sont importants en tant qu' électrolytes.
Les électrolytes sont des minéraux qui transportent une charge électrique lorsqu'ils sont dissouts dans un liquide tel que le sang.
Les électrolytes du sang (sodium, potassium, chlore et bicarbonate) aident à réguler la fonction nerveuse et musculaire et à maintenir l'équilibre acido-basique et l'équilibre hydrique.
Les électrolytes, et particulièrement le sodium, aident l'organisme à maintenir des volumes liquidiens normaux dans les compartiments liquidiens, car la quantité de liquide contenu dans un compartiment dépend de la quantité (concentration) d'électrolytes qui y sont présents. Si la concentration en électrolytes est élevée, le liquide entre dans ce compartiment (l'osmose). De même si la concentration en électrolytes est basse, le liquide sort de ce compartiment.
Pour ajuster les volumes liquidiens, l'organisme peut faire entrer et sortir des électrolytes des cellules. Ainsi, il est important d'avoir des concentrations adéquates en électrolytes pour maintenir un équilibre hydrique dans les compartiments.
Les rein contribuent à maintenir les concentrations en électrolytes en filtrant les électrolytes et l'eau du sang, en renvoyant certains dans le sang et en excrétant la quantité en excès dans les urines. Ainsi, les reins permettent de préserver l'équilibre entre la consommation et l'excrétion d'électrolytes et d'eau quotidiennes.
Notons que l'équilibre électrolytique peut être altéré, des troubles peuvent se manifester par-exemple, un déséquilibre électrolytique peut être dû à :
•Etat de déshydratation ou de surhydratation.
•Prise de certains médicaments.
•Certains troubles cardiaques , rénaux ou hépatiques.
• Excès de liquides ou nourritures administrés par voie intraveineuse ou orale.
3. Rappel et importance de l'eau dans l'organisme.
L'eau représente 60% de notre poids, soit 50 litres pour un individu de 70kg ( avec des différences liées au sexe, à l'âge et à la masse grasse).
Nos 50.000 milliards de cellules contiennent les deux tiers de l'eau de notre corps. On comprend combien notre organisme en est dépendant. Au même titre que l'air, l'eau est un élément primordial à la vie. L'eau garde constante la température dans le corps grâce à sa propriété de conduction de la chaleur. L'eau est aussi le véhicule des éléments figurés du sang, ainsi que celui de certaines sécrétions ( larmes, sucs digestifs).
Voici une petit tableau montrant la répartition de l'eau dans les organes du corps humain :
Elle est nécessaire au maintien de la température ( sudation ) et l'élimination des déchets solubles ( urines). On ne peut s'en priver plus de cinq jours. Une perte de 10 à 15% peut entraîner la mort.
L'eau de notre organisme est repartie dans trois compartiments : l'eau intracellulaire, l'eau extracellulaire et le sang.
La quantité doit en rester constante ainsi que sa concentration en ions , essentiellement Na+ et K+.
L'entrée en eau dans le corps est fait par:
• la boisson (1,5l/j).
• les aliments ( 0,9 l/j).
• l'eau produite par la combustion des aliments (0,6l/j).
La sortie en eau de notre organisme se fait par:
• la respiration (0,5l/j).
• la respiration et transpiration 0,9l/j ( plus en cas de transpiration due à la chaleur).
•l'urine (1,5l/j).
•les selles(0,1l/j).
L'utilisation de l'eau dans notre organisme se fait par:
•la salive: environ 1l/j.
•La suc gastrique : entre 2à 2,5l/j.
•les sécrétions intestinales : environ 3l/j.
•le sang , qui contient environ 3 à 4 l/ d'eau.
4. SÉMIOLOGIE DES TROUBLES D'HYDRATATION
A. LA DÉSHYDRATATION EXTRACELLULAIRE
SIGNES CLINIQUES
•Perte de poids parallèle au degré de déshydratation.
•Signe du pli cutané. Ce signe est difficilement interprétable par défaut ( faux négatifs), chez les enfants et les patients obèses et par excès ( faux positifs), chez les patients âgés et dénutris dont l'élasticité cutanée est diminuée.
•Hypotension artérielle orthostatique, puis de décubitus avec tachycardie compensatrice réflexe.
•Choc hypovolémique lorsque les pertes liquidiennes sont supérieures à 30%.
•Aplatissement des veines superficielles dont la jugulaire externe en position allongée.
•Oligurie avec concentration des urines en cas de réponse rénale adaptée à l'hypovolemie ( ne s'observe que lorsque la perte sodée est d'origine extra-rénale).
•Sécheresse de la peau dans les aisselles.
•Soif.
SIGNES BIOLOGIQUES
Aucun marqueur biologique ne permet d'apprécier directement une diminution du volume extracellulaire.
Les signes biologiques sont indirects et traduisent:
•le syndrome d'hémoconcentration
•l'élevation de la protidémie (>75g/l).
•l'élevation de l'hématocrite (>50%) ( à l'exception de situations d'hémorragie).
•La réponse rénale de conservation de Na: ceci n'est pas vrai si la perte sodée à l'origine de la D.E.C. est rénale (ex: diurétiques).
° Les conséquences de hypovolémie:
• insuffisance rénale fonctionnelle : élévation de la créatininemie, de l'urée plasmatique.
• Hyperuricémie.
• Alcalose métabolique de "contraction".
B. LES HYPERHYDRATATIONS EXTRACELLULAIRES
CLINIQUE
• Œdèmes périphériques généralisés, déclifs blancs, mous, indores et donnant le signe du godet.
• Des œdèmes au niveau des séreuses :
(Épanchement péricardique, pleural, ascite) : anasarque le secteur interstitiel pulmonaire ( œdème aigu pulmonaire).
• Des signes de surcharge de secteur vasculaire : une élévation de la pression artérielle un tableau d'œdème aigu du poumon ;
• Une prise de poids
BIOLOGIE
•Pauvre
•Signes d'hémodilution ( anémie, hypoprotéinémie ) inconstants.
•Aucun signe biologique ne reflète le volume du secteur interstitiel.
C. DÉSHYDRATATION INTRACELLULAIRE.
CLINIQUE
•Troubles neurologiques ( somnolence, asthénie, agitation, convulsion, coma, hémorragies cérébro-méningées, fièvre).
•SOIF
•Sécheresse des muqueuses.
•Syndrome polyuro-polydipsique (cause rénale).
•Perte de poids plus modérée que pour la D.E.C.
BIOLOGIE
•Hyperosmolarité
•Hypernatrémie ( Na+>145 mmol/l)
•Prescription médicale de première intention: l'ionogramme plasmatique +/- urinaire.
D. HYPERHYDRATATION INTRACELLULAIRE.
CLINIQUE
°Troubles neurologiques:
•Nausées;
•Vomissements;
•Céphalées;
•Anorexie.
°Prise de poids modérée.
°Absence de soif voire dégoût de l'eau.
BIOLOGIE
•Hypo-osmolarité plasmatique.
•Hyponatrémie <135 mmol/l.
Le diagnostic étiologique : Dosages complémentaires ( ADH, ionogramme urinaire).
•Examens complémentaires:
ionogrammes sanguin et urinaire en priorité.
5. TRAITEMENT DES TROUBLES D'HYDRATATION
A. MILIEU EXTRACELLULAIRE
a. DÉSHYDRATATION
Sur hypovolémie sévère : solutés de remplissage voire transfusion.
* Apport de sodium: sérum salé isotonique, sodium per os.
*Traitement étiologiques et préventifs primordiaux.
⚠️ Attention aux patients diabétiques (insuline), sous corticothérapie.
b. HYPERHYDRATATION.
Sur prescription médicale:
*Régime hyposodé.
*Restriction hydrique.
*Diurétique.
B. MILIEU INTRACELLULAIRE
a. Déshydratation
* Prescription médicale d'un traitement :
•Etiologique : arrêt d'un médicament, d'une perfusion, traitement d'un diabète déséquilibré.
•Symptomatique: apport d'eau pour correction lente de l'hypernatrémie (perfusion de G. 5% le plus souvent).
b. Hyperhydratation
Restriction hydrique associée à:
•Supplément de Na+ si DEC associée.
•Régime hyposodé et diurétiques si HEC associée.
•Apport standard de Na+ si normalité du compartiment extracellulaire.
- Parfois prescription de soluté hypertonique ( Chlorure de sodium hypertonique) en cas d'hyponatrémie sévère.
- Perfusion lente à respecter impérativement.
Par Eurêka Jael Kalombo, étudiante en G2 UK-FAMÉD
CAP Kaba WhatsApp Forum.
mardi 14 juillet 2020
Vaisseaux sanguins par Kevy Nguya
Voici le plan de mon exposé :
- Définition des vaisseaux sanguins
- Types
- Rôles
- Histologie
- Arbre artériel rapidement commenté
Définition :
Les vaisseaux sanguins sont des structures anatomiques de forme tubulaire qui relient les organes à la circulation générale en faisant circuler le sang.
Types :
On en distingue 3 grands types :
- les artères
- les veines
* Les veines proprement dites
* Les veines lymphatiques
- les capillaires
Nous nous assierons sur les artères étant donné leur importance nourricière et que les veines leur sont satellites.
Rôle :
En bloc, nous dirons que les vaisseaux sanguins jouent un rôle
• dans le transport du sang
- oxygéné vers les tissus pour la quasi-totalité des artères
- non oxygéné pour l'hématose (aux poumons) pour la quasi-totalité des veines.
Ainsi s'exercent les fonctions de nutrition et de détoxification des tissus.
• dans l'immunité et l'homéostasie grâce aux lymphatiques qui transportent vers les ganglions lymphatiques les agents pathogènes des tissus.
Les capillaires quant à eux, ne servent qu'à la filtration, si vous voulez bien, des protéines afin de garder stable la constitution du fluide sanguin.
Histologie
• L'intima (au contact direct du sang) constituée d'un endothélium (composé de cellules épithéliales pavimenteuses) et d'une couche sous-endothéliale qui correspond à un tissu conjonctif lâche. L'endothélium et la couche sont séparés par une lame basale.
• La média, constituée de cellules musculaires lisses. Elle est limitée par une limitante élastique interne, circulaire et par une limitante élastique externe, longitudinale
• L'adventice (en périphérie) constituée de fibres de collagène et d'élastine, ainsi que de cellules adipeuses (adipocytes)
À la différence des veines, les artères ne disposent pas de valves. Les veines sont roses et flasques.
Arbre artériel rapidement commenté (résumé des audios)*
L'arbre artériel a comme racine (coiffe) l'aorte qui, pour son compte, tire la sève du ventricule gauche.
L'aorte sort du ventricule gauche, il monte à droite (premier segment d'où partent les artères coronaires destinées au myocarde) puis courbe du côté gauche en formant la crosse aortique (de laquelle part à droite: le tronc brachio-céphalique artériel droit qui donne à son tour la carotide primitive droite et la sous-clavière droite; la carotide primitive gauche et sous-clavière gauche) puis continue sa chute vers les membres inférieurs en donnant consécutivement l'aorte thoracique et l'aorte abdominale.
• Aorte thoracique:
Donne des branches viscérales à retenir par l'acronyme "DOPP" pour (diaphragmatique supérieure, œsophagiennes, plérale et péricardique); et pariétales destinées aux structures intercostales : les 9 dernières artères intercostales (sachant que les 3 premières sont issues de l'intercostale suprême, branche de la sous-clavière).
• Aorte abdominale:
Les branches sont réparties suivant la localisation en artères antérieures (impaires et médianes) et artères latérales (paires).
- Les artères antérieures sont comme le nom l'indique sur la face ventrale de l'aorte. Il s'agit du tronc cœliaque, de la mésentérique supérieure et de la mésentérique inférieure.
- Les artères latérales: artères rénales, surrénales, gonadiques.
L'aorte abdominale trifurque en donnant 3 branches: 2 iliaques primitives destinées aux membres pelviens et la sacrée moyenne destinée aux organes génitaux internes (les honteux😆).
Pour ce qui est de la partie haute de l'aorte:
La sous-clavière donne 9 branches:
La sous-clavière donne naissance à neuf branches qui sont la vertébrale, la thyroïdienne inférieure, la cervicale ascendante, la cervicale transverse superficielle, la scapulaire supérieure, la mammaire interne, la cervicale profonde, l'intercostale supérieure (qui va donner les 3 premières intercostales) et la scapulaire postérieure.
D'elle part la vascularisation du membre supérieur avec l'artère axillaire.
Vascularisation des membres supérieurs. Fourni par http://www.anat-jg.com/Membre_thoracique/vx%20ms/vxmscadre.htm)
Artère axillaire :
c’est l’élément central du creux axillaire, le plexus brachial se disposant tout autour, elle prend son origine au sommet du creux axillaire dans le défilé costo-claviculaire, elle se termine au bord caudal du muscle grand pectoral et devient l’artère brachiale.
Elle donne des branches collatérales :
- l’artère acromio-thoracique
- L’artère thoracique latérale
- l’artère subscapulaire
- les artères circonflexes ventrale et dorsale
2) L’artère brachiale est l’artère principale du bras, elle est un tronc de passage et une artère nourricière. Elle chemine en médial de la loge ventrale du bras dans le canal brachial avec le nerf médian sur toute la longueur et le nerf ulnaire dans sa portion crâniale. Au dessous du pli du coude elle se divise dans le sillon bicipital médial en artère radiale et artère ulnaire.
Elle donne des artères collatèrales :
- L’artère profonde du bras : qui chemine dans la loge dorsale du bras accompagnée par le nerf radial.
- L’artère collatérale ulnaire crâniale qui accompagne le nerf ulnaire en dorsal du bras jusqu’au sillon du nerf ulnaire.
- L’artère collatérale ulnaire caudale.
3) L’artère radiale a son origine s’oblique en latéral et distal puis elle chemine à l’avant bras sous le muscle brachio radial en distal elle passe dans la gouttière du pouls. Elle se termine au niveau du premier espace inter-osseux.
Elle donne des artères collatèrales :
- L’artère récurrente radiale en proximal, elle s’anastomose avec l’artère profonde du bras.
- L’artère radio palmaire qui s’anastomose avec l’artère ulnaire pour former l’arcade palmaire superficielle.
4) L’artère ulnaire : poursuit la direction de l’artère brachiale après sa naissance et chemine à l’avant bras sous le muscle fléchisseur ulnaire du carpe, accompagnée en distal par le nerf ulnaire, au poignet ils passent tout les deux dans le canal de guyon.
Branches collatèrales :
- Le tronc des récurrentes ulnaires qui se divise en branches ventrale et dorsale.
- Le tronc commun des artères inter-osseuses qui également se divise en branches dorsale et ventrale.
- L’artère ulno palmaire s’anastomose avec l’artère radiale pour former l’arcade palmaire profonde.
- L’artère dorsale ulnaire s’anastomose avec l’artère dorsale radiale et forment l’arcade dorsale du poignet.
5) Artères de la main et des doigts :
- Il existe trois arcades artérielles, deux palmaires, superficielle et profonde, importantes, et une dorsale accessoire.
- Des arcades palmaires naissent les artères interosseuses qui cheminent entre les métacarpiens, elles se divisent en artères digitales pour les doigts.
Vascularisation de la région maxillo-faciale.
Assurée par trois artères :
- carotide interne
- carotide externe
- artère vertébrale, branche de la sub-clavière.
La carotide interne forme avec les vertébrales le polygone de Willis pour la vascularisation du parenchyme encéphalique tandis que la carotide externe s'occupera de la face.
Par Kevy Nguya, Etudiant en Doc1 UK-Faméd.
CAP KABA WHATSAPP FORUM
- Définition des vaisseaux sanguins
- Types
- Rôles
- Histologie
- Arbre artériel rapidement commenté
Définition :
Les vaisseaux sanguins sont des structures anatomiques de forme tubulaire qui relient les organes à la circulation générale en faisant circuler le sang.
Types :
On en distingue 3 grands types :
- les artères
- les veines
* Les veines proprement dites
* Les veines lymphatiques
- les capillaires
Nous nous assierons sur les artères étant donné leur importance nourricière et que les veines leur sont satellites.
![]() |
| Arbre artériel |
Rôle :
En bloc, nous dirons que les vaisseaux sanguins jouent un rôle
• dans le transport du sang
- oxygéné vers les tissus pour la quasi-totalité des artères
- non oxygéné pour l'hématose (aux poumons) pour la quasi-totalité des veines.
Ainsi s'exercent les fonctions de nutrition et de détoxification des tissus.
• dans l'immunité et l'homéostasie grâce aux lymphatiques qui transportent vers les ganglions lymphatiques les agents pathogènes des tissus.
Les capillaires quant à eux, ne servent qu'à la filtration, si vous voulez bien, des protéines afin de garder stable la constitution du fluide sanguin.
Histologie
• L'intima (au contact direct du sang) constituée d'un endothélium (composé de cellules épithéliales pavimenteuses) et d'une couche sous-endothéliale qui correspond à un tissu conjonctif lâche. L'endothélium et la couche sont séparés par une lame basale.
• La média, constituée de cellules musculaires lisses. Elle est limitée par une limitante élastique interne, circulaire et par une limitante élastique externe, longitudinale
• L'adventice (en périphérie) constituée de fibres de collagène et d'élastine, ainsi que de cellules adipeuses (adipocytes)
À la différence des veines, les artères ne disposent pas de valves. Les veines sont roses et flasques.
Arbre artériel rapidement commenté (résumé des audios)*
L'arbre artériel a comme racine (coiffe) l'aorte qui, pour son compte, tire la sève du ventricule gauche.
L'aorte sort du ventricule gauche, il monte à droite (premier segment d'où partent les artères coronaires destinées au myocarde) puis courbe du côté gauche en formant la crosse aortique (de laquelle part à droite: le tronc brachio-céphalique artériel droit qui donne à son tour la carotide primitive droite et la sous-clavière droite; la carotide primitive gauche et sous-clavière gauche) puis continue sa chute vers les membres inférieurs en donnant consécutivement l'aorte thoracique et l'aorte abdominale.
![]() |
| Trajet de l'aorte (excepté les anévrysmes) |
• Aorte thoracique:
Donne des branches viscérales à retenir par l'acronyme "DOPP" pour (diaphragmatique supérieure, œsophagiennes, plérale et péricardique); et pariétales destinées aux structures intercostales : les 9 dernières artères intercostales (sachant que les 3 premières sont issues de l'intercostale suprême, branche de la sous-clavière).
• Aorte abdominale:
Les branches sont réparties suivant la localisation en artères antérieures (impaires et médianes) et artères latérales (paires).
- Les artères antérieures sont comme le nom l'indique sur la face ventrale de l'aorte. Il s'agit du tronc cœliaque, de la mésentérique supérieure et de la mésentérique inférieure.
- Les artères latérales: artères rénales, surrénales, gonadiques.
L'aorte abdominale trifurque en donnant 3 branches: 2 iliaques primitives destinées aux membres pelviens et la sacrée moyenne destinée aux organes génitaux internes (les honteux😆).
Pour ce qui est de la partie haute de l'aorte:
La sous-clavière donne 9 branches:
La sous-clavière donne naissance à neuf branches qui sont la vertébrale, la thyroïdienne inférieure, la cervicale ascendante, la cervicale transverse superficielle, la scapulaire supérieure, la mammaire interne, la cervicale profonde, l'intercostale supérieure (qui va donner les 3 premières intercostales) et la scapulaire postérieure.
D'elle part la vascularisation du membre supérieur avec l'artère axillaire.
Vascularisation des membres supérieurs. Fourni par http://www.anat-jg.com/Membre_thoracique/vx%20ms/vxmscadre.htm)
Artère axillaire :
c’est l’élément central du creux axillaire, le plexus brachial se disposant tout autour, elle prend son origine au sommet du creux axillaire dans le défilé costo-claviculaire, elle se termine au bord caudal du muscle grand pectoral et devient l’artère brachiale.
Elle donne des branches collatérales :
- l’artère acromio-thoracique
- L’artère thoracique latérale
- l’artère subscapulaire
- les artères circonflexes ventrale et dorsale
2) L’artère brachiale est l’artère principale du bras, elle est un tronc de passage et une artère nourricière. Elle chemine en médial de la loge ventrale du bras dans le canal brachial avec le nerf médian sur toute la longueur et le nerf ulnaire dans sa portion crâniale. Au dessous du pli du coude elle se divise dans le sillon bicipital médial en artère radiale et artère ulnaire.
Elle donne des artères collatèrales :
- L’artère profonde du bras : qui chemine dans la loge dorsale du bras accompagnée par le nerf radial.
- L’artère collatérale ulnaire crâniale qui accompagne le nerf ulnaire en dorsal du bras jusqu’au sillon du nerf ulnaire.
- L’artère collatérale ulnaire caudale.
3) L’artère radiale a son origine s’oblique en latéral et distal puis elle chemine à l’avant bras sous le muscle brachio radial en distal elle passe dans la gouttière du pouls. Elle se termine au niveau du premier espace inter-osseux.
Elle donne des artères collatèrales :
- L’artère récurrente radiale en proximal, elle s’anastomose avec l’artère profonde du bras.
- L’artère radio palmaire qui s’anastomose avec l’artère ulnaire pour former l’arcade palmaire superficielle.
4) L’artère ulnaire : poursuit la direction de l’artère brachiale après sa naissance et chemine à l’avant bras sous le muscle fléchisseur ulnaire du carpe, accompagnée en distal par le nerf ulnaire, au poignet ils passent tout les deux dans le canal de guyon.
Branches collatèrales :
- Le tronc des récurrentes ulnaires qui se divise en branches ventrale et dorsale.
- Le tronc commun des artères inter-osseuses qui également se divise en branches dorsale et ventrale.
- L’artère ulno palmaire s’anastomose avec l’artère radiale pour former l’arcade palmaire profonde.
- L’artère dorsale ulnaire s’anastomose avec l’artère dorsale radiale et forment l’arcade dorsale du poignet.
5) Artères de la main et des doigts :
- Il existe trois arcades artérielles, deux palmaires, superficielle et profonde, importantes, et une dorsale accessoire.
- Des arcades palmaires naissent les artères interosseuses qui cheminent entre les métacarpiens, elles se divisent en artères digitales pour les doigts.
Vascularisation de la région maxillo-faciale.
Assurée par trois artères :
- carotide interne
- carotide externe
- artère vertébrale, branche de la sub-clavière.
La carotide interne forme avec les vertébrales le polygone de Willis pour la vascularisation du parenchyme encéphalique tandis que la carotide externe s'occupera de la face.
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| Polygone de Willis. |
Par Kevy Nguya, Etudiant en Doc1 UK-Faméd.
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Drépanocytose
Le Club Elites Medical Sciences-UK disponibilise un résumé de cette pathologie téléchargeable (en format PDF) à l'adresse suivante:
https://drive.google.com/file/d/1tg5A0cH7GbJx-pU39L9SBhbup2ovXPSJ/view?usp=drivesdk
https://drive.google.com/file/d/1tg5A0cH7GbJx-pU39L9SBhbup2ovXPSJ/view?usp=drivesdk
vendredi 10 juillet 2020
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