jeudi 9 juillet 2020

Le Parkinson, la maladie Par Kevy Nguya

Je voudrais profiter de l'occasion pour remercier l'auditoire online de cette brillante assemblée hétérogène de l'occasion offerte pour partager un peu de cette pathologie, la maladie de James Parkinson. Merci à toute l'équipe de la coordination pour le travail que vous ne cessez de faire, pour votre soutien sans faille à la réussite de cette œuvre. Grand merci au Doyen, Docteur Hergy Bazungula pour l'orientation bibliographique et au groupe Nucleus pour la stimulation et la cession de la chair de neurosciences. Merci à tous ! 🙏

Plan:

1. Définition
2. Histoire de la maladie de Parkinson
3. Épidémiologie
4. Étiologie
5. Rappel des aspects anatomophysiologiques nécessaires à la compréhension de cette pathologie
6. Physiopathologie
7. Clinique et diagnostic
8. Prise en charge et Traitement

1. DÉFINITION

La  maladie  de  Parkinson  se  caractérise  par  une  atteinte  localisée  au  niveau  de  la  substance noire  (locus  niger)  pars  compacta,  dans  le  mésencéphale.  Le  degré  de  sévérité  des  symptômes moteurs  corrèle  avec  l’importance  de  la  perte  des  cellules  nerveuses  dans  cette  région.

2. HISTOIRE DE LA MALADIE

La connaissance de cette maladie remonte à l'Antiquité avec les indiens qui la nommaient "Kampavata" et la soignaient par une plante: mucuna pruriens (reconnue aujourd'hui comme source importante de L-Dopa). En 175 ap. J.C, Galen l'a décrite comme une paralysie agitante (shaking palsy) puis en 1817, James Parkinson publia un essai médical de la maladie de Galen basé sur 6 cas qu'il a observés (An essay on shaking palsy).
Mais c'est en 1877 que Jean Martin Charcot, neurologue Français a décerné à J. Parkinson la paternité de cette maladie car son essai était suffisamment avancé  sur le mal.

3. ÉPIDÉMIOLOGIE

Touchant  près  d’un  million  de  personnes  chaque  année  dans  le  monde,  la  maladie  de Parkinson  a  atteint  le  second  rang  des  maladies  dégénératives  du  sujet  âgé derrière la maladie d'Alzheimer.  Atteignant le  plus  souvent  les  individus  âgés,  elle  peut  dans  certains  cas  survenir  très précocement,  parfois  dès  25  ou  30  ans.
Dans  le  monde,  la  prévalence  de  cette  maladie  s’échelonne  entre  0.1%  et  0.2%  environ  de  la population  générale,  avec  une  tendance  à  l’augmentation  avec  l’âge.  À  60  ans,  la  prévalence est  d’environ  1%,  mais  s’élève  à  plus  de  4%  à  80  ans.  L’incidence  de  la  maladie  s’élève  à  un million de nouveaux cas par année dans le monde (source  : OMS). La  maladie  de  Parkinson  touche  légèrement  plus  les  hommes  que  les  femmes,  et  survient  le plus  souvent  chez  le  sujet  âgé,  avec  une  apparition  généralement  entre  50  et  70  ans.  L’âge moyen  d’apparition  est  de  55  ans. 
Mais, il faut noter que 10% des atteints ont moins de 40 ans.

4. ÉTIOLOGIE

Quelques  années  auparavant,  des  pistes  infectieuses  et  immunologiques  –atteinte  autoimmune  de  la  substance  noire–  avaient  été  évoquées,  mais  ces  pistes  ont  par  la  suite rapidement  été  abandonnées.  Enfin,  de  nombreuses  études  évoquent  la  possibilité  d’une intoxication  (MPTP,  pesticides,  herbicides,  agents  de  l’environnement)  comme  cause potentielle.   De  toute  évidence,  la  maladie  de  Parkinson  doit  son  apparition  à  de  nombreux  facteurs environnementaux,  additionnés  à  une  certaine  vulnérabilité  génétique  due  à  la  mutation  de certains  gènes (PARK1, PARK2, GBA, SNCA, etc…).

5. RAPPEL DES ASPECTS ANATOMOPHYSIOLOGIQUES NÉCESSAIRES À LA COMPRÉHENSION DE CETTE PATHOLOGIE

Reconnaissant la complexité ennuyeuse des neurosciences, j'ai essayé dans ce résumé de simplifier les éléments servant de pré-requis pour l'assimilation de cette pathologie. Ainsi, nous rappellerons les notions ci-après :

1) Ganglions de la base ou noyaux gris centraux

Sont un ensemble de structures sous-corticales constitué par des noyaux pairs, interconnectés au niveau des hémisphères cérébraux et du diencéphale et du mésencéphale. Leur structure peut varier selon qu'on les définit de manière anatomique ou fonctionnelle.

Au sens purement anatomique ils comprennent quatre noyaux pairs :

le noyau caudé ;

le noyau lenticulaire correspondant au putamen et au pallidum ;

le noyau sous-thalamique ;

la substance noire.

Au sens fonctionnel (sens le plus fréquemment utilisés) l'on aborde ces structures de manière différente :

le striatum composé du noyau caudé et du putamen (correspondant à la partie latérale du noyau lenticulaire) ;

le globus pallidus interne (GPi) et le globulus pallidus externe (GPe), correspondant au pallidum (partie médiale du noyau lenticulaire) ;

le noyau sous-thalamique (ou corps de Luys) ;

la substance noire compacte ( SNpc ou substantia nigra pars compacta ou encore locus niger), et la substance noire réticulée (SNr, substantia nigra pars reticulata). La pars reticulata prend en charge les mouvements de yeux.


2) Voie nigro-striatale ( lie la substance noire ou locus niger au striatum)

La substance noire est un amas de neurones dopaminergiques impliqué dans la motricité. Elle est elle aussi divisée en deux parties, nommées pars compacta et pars reticulata. La première envoie des axones vers le striatum, formant une sorte de boucle à l'intérieur des ganglions de la base.

3) Voie dopaminergique
En guise de rappel de cette voie, nous n'allons parler des types de récepteurs dopaminergiques
Types de récepteurs dopaminergiques :il en existe 5 regroupés en deux blocs:
D1 et D5: excitateurs
D2 , D3 et D4: inhibiteurs

6. PHYSIOPATHOLOGIE

Les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson proviennent d'une atteinte de la boucle nigro-striatale, causée par la destruction des neurones de la substance noire (pour diverses raisons: auto-immunité, mutation génétique des gènes énumérés plus haut, intoxications comme l'intoxication au cuivre, manganèse de la maladie de Wilson).

Explication détaillée de ce mécanisme :
Je vais faire l'intégration des notions anatomophysiologiques données supra.

Déjà, nous savons que la voie nigro-striatale est une boucle formée par les neurones de la sbce noire qui donnent les prolongements axonaux vers le striatum.

Ensuite, nous savons que cette voie  fait partie de la voie directe.
C'est quoi la voie directe ? C'est une voie qui inhibe le thalamus d'une part et l'active de l'autre; le thalamus dans son fonctionnement entraîne beaucoup de réactions involontaires dont le mouvements involontaires. D'où la voie directe en inhibant le thalamus empêche ce dernier de déclencher des mouvements involontaires.

Or, la voie nigro-striatale est une voie dopaminergique constituée des récepteurs D2 donc inhibiteurs. Ce qui, normalement, fait que si ses neurones libèrent la dopamine, c'est plutôt pour l'inhibition que l'excitation. Cette inhibition du thalamus aura pour effet l'abolition des mouvements involontaires et le déclenchement des mouvements volontaires commandés par le cortex moteur (via la voie pyramidale).

En effet, si les neurones de cette voie sont affectés ===> ⬇️⬇️ de dopamine ===> ⬇️⬇️ de l'inhibition thalamique ===> le thalamus inhibera le cortex moteur et prémoteur ===> akinésie et apparition des mouvements involontaires sous forme des tremblements.


7. CLINIQUE ET DIAGNOSTIC

La maladie de Parkinson se caractérise par une triade classique :

Tremblements au repos-bradykinésie-rigidité plastique en tuyau de plomb.

Les tremblements sont asymétriques (unilatéraux), concernent surtout les membres thoraciques dans leur partie distale; ils disparaissent durant le sommeil.

⚠️Retenons ceci, chers lecteurs: Ils sont pathognomoniques mais c'est un signe inconstant. En d'autres termes, ce n'est pas tout parkinsonien qui tremblote. Sa présence signe une gravité accrue de la pathologie.

A cette triade que je me suis abstenu volontairement de développer étant donné leur complexité, s'ajoutent:
une fatiguabilité musculaire, les crampes, les douleurs diverses, une hyposmie (indicateur plutôt sensible).

En cas de suspicion de la maladie de Parkinson, effectuer une analyse sanguine à la recherche de:
- neuroleptiques
- antihistaminiques H1
- antihémétiques
- antivertigineux
- hypnotiques
Qui bien-sûr nous permettent d'établir le diagnostic différentiel avec des cas d'intoxication.

Également, ne pas manquer dans l'anamnèse d'éliminer tout lien avec le delirium tremens du syndrome de sevrage.


ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Macroscopiquement,  cette  atteinte  est  mise  en  évidence  par  une  dépigmentation  progressive principalement  du  locus  niger,  mais  aussi  d’autres  régions  (e.g.  locus  ceruleus,  noyau  dorsal du  vague).  En  effet,  les  neurones  producteurs  de  dopamine  dans  ces  régions  contiennent  un pigment, la neuromélanine, qui confère à celles-ci leur coloration sombre.

Microscopiquement,  la  quantité  de  neurones  dopaminergiques  est  fortement  diminuée,  et  de petits  dépôts  extracellulaires  de  neuromélanine  sont  relâchés  par  les  neurones  apoptotiques. Les  neurones  restants  sont  atrophiques  et  contiennent  des  inculsions  cytoplasmiques circulaires  appelées  corps  de  Lewy.  Un  certain  degré  de  gliose  peut  également  être observé.

Les  corps  de  Lewy  résultent  en  grande  partie  d’agrégations  intracellulaires  composées  de  la protéine  α-synucléine,  présente  dans  ce  cas  sous  forme  insoluble  et  dans  une  conformation anormale,  mais  également  de  neurofilaments,  de  parkine  et  d’ubiquitine.

COMPLICATIONS

Je vais ici montrer comment on aboutit à un Syndrome démentiel :
Les  corps  de  Lewy  s’accumulent progressivement dans les neurones, aboutissant lentement à la dégénérescence de ces derniers. Par  la  suite,  on  assiste  à  une  dissémination  des  corps  de  Lewy  dans  diverses  régions  du cerveau  –  dont  le  noyau  basal  de  Meynert,  de  manière  importante  –  aboutissant  finalement  à un  syndrome  démentiel  caractérisé  par  la  perte  de  diverses  fonctions  cognitives.  Ce  type  de déficit est appelé démence à corps de Lewy, ou maladie à corps de Lewy.

8. PRISE EN CHARGE ET TRAITEMENTS

Traitement médical :

Antiparkinsoniens mineurs aux premiers stades de la maladie.

L-DOPA (+ inhibiteur de la dopadécarboxylase) au stade avancé ou en cas de crise.


Traitement chirurgical (neurochirurgie):
- Thalamotomie
- Pallidotomie
- Stimulation cérébrale profonde avec stimulateur greffé

Accompagnement social :
- activités physiques de groupe
- éviter la dépression (accompagnement psychiatrique)
- rallongement du temps de repos.

Kevy Nguya, étudiant en Doc1 UK-FAMÉD
CAP Kaba WhatsApp Forum, jeudi 09-07-2020

SYNDROME de Cushing par Gastine Lelo Kiazi

Le squelette de mon travail se présente comme suit:

1.Définition
2.Étiologie
3.Étude clinique
4.Physiopathologie
5.Diagnostic
6.Complications
7.Traitements

 1. DÉFINITION

Est caractérisé par un excès de glucocorticoïdes avec ses manifestations au niveau des multiples tissus, ainsi qu'une prédisposition aux infections et aux complications cardiovasculaires et métaboliques.

Malgré sa rareté, il est donc essentiel de ne pas manquer ce diagnostic, qui reste un défi parfois particulièrement difficile en endocrinologie. Dans cet exposé, nous tenterons de fournir une attitude pratique pour le dépistage et le diagnostic de cette maladie, en discutant l'utilité et les limites des différents tests.

Ce syndrome correspond donc à l'hypersécrétion par les glandes surrénales du cortisol. Dans certains cas, il peut s'y associer une hypersécrétion d'androgènes (hormones mâles) ou plus rarement l'aldostérone. Les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes (9/10).

2. ÉTIOLOGIE

* L'excès de sécrétion d'hormones glucocorticoïdes (en particulier cortisol) aboutit au syndrome de Cushing. L'origine peut être :

 * Soit primitivement hypophysaire : micro- adénome à ACTH (maladie de Cushing) aboutissant à une hyperplasie surrénalienne bilatérale par hyper stimulation,

 * Soit primitivement surrénalienne : adénome ou carcinome,

 * Elles sont soit due à une sécrétion d'ACTH extra endocrinienne (sd paranéoplasique le plus souvent pulmonaire),

 * Ou soit encore iatrogène : prise de corticoïdes "per os" à forte dose dans un but thérapeutique. Dans certains cas l'utilisation de topiques oculaires ou cutanés , voire d'infiltration intra articulaires à répétition peut donner une symptomatologie approchante qui, sur le plan biologique se traduit par effondrement de la cortisolémie et de cortisolurie.

3. ÉTUDE CLINIQUE

Faciès lunaire

Vergetures

Ce sont essentiellement les signes cliniques morphologiques qui amènent le diagnostic, il faut distinguer :

*Les signes qui sont dus à l'augmentation du taux de cortisol dans le sang ( Adénome surrénalien, maladie de Cushing).

*Et les signes de virilisation ( hyper androgénie) qui s'y ajoutent dans les corticosurrénalomes malins et les syndromes paranéoplasiques.*

 A. L'augmentation du taux de cortisol sanguin provoque :

# Une répartition des graisses siégeant à la face et sur le tronc ( obésité facio-tronculaire);

# Une rougeur de la face, un faciès arrondi en "pleine lune"

# Un empâtement du cou et des creux sus claviculaires,

# Une amyotrophie de la racine des membres les rendant grêles,

# Une fragilité de la peau et des capillaires avec hématomes, ecchymoses, purpura, vergetures pourpres sur l'abdomen, les flancs, les seins;

# Une ostéoporose avec des douleurs rachidiennes et des fractures faciles.

# Une hypertension artérielle;

# Un diabète ;

# Une phlébite ;

# Des infections sévères ou répétées;

# Chez les femmes, les règles peuvent devenir irrégulières ou même s'interrompre ;

# Les hommes et les femmes se plaindre d'une perte du désir sexuel.

B. Les signes de virilisation sont bien sûr plus nets chez la femme*

# Hypertrophie du clitoris;

# Acné ;

# Hirsutisme ;

Toutes fois, les symptômes psychologiques peuvent se manifester*

# Des troubles du sommeil

# Des difficultés de concentration

# Une irritabilité

# Ou encore une dépression.

4. DIAGNOSTIC

Examens et analyses complémentaires.
Certains signes biologiques indirects sont évidents :

- Hyperglycémie
- Perturbation de l'ionogramme sanguin : hypernatrémie, hypokaliémie...
- Polyglobulie.

Le diagnostic d'hypercortisolisme repose sur les dosages biologiques:

- 17-cétostéroïdes et 17-OH-stéroïdes augmentés dans les urines de 24h;

- Cortisol libre urinaire augmenté.

- Augmentation du taux de cortisol plasmatique avec rupture du cycle jour-nuit.

Les tests ( rapides et standards) de freinage à la dexaméthasone sont négatifs : il est impossible de freiner l'hyper sécrétion de cortisol.

- Test à la métapyrone négatif dans les tumeurs surrénaliennes et les syndromes para néoplasiques mais positif dans la maladie de Cushing;

- Dosage de l'ACTH de base et sous stimulation,

 La tumeur peut être visualisée :

*l'adénome hypophysaire par la radiographie de la selle turcique , le scanner ou l'IRM cérébraux ;

* au niveau de la surrénale par l'urographie intraveineuse avec tomographie des loges surrénales et par l'échographie rénale et surrénalienne, le scanner surrénalien, la scintigraphie au iodocholestérol marqué;

5. PHYSIOPATHOLOGIE

Connaissant les étiologies du syndrome de Cushing, qui ont été bien élucidées supra, dont les modes de survenu semblent être méconnus jusqu'à nos jours, les manifestations cliniques seront donc les résultats de l'exacerbation des effets du cortisol dans l'organisme (hyper cortisolémie).

D'où, la physiopathologie, sera donc caractérisée par un dérèglement de toutes les actions possibles du cortisol dans l'organisme.

Voici donc les effets physiologiques du cortisol qui se verront être accentués de façon accrue en cas de son hypersécrétion :👇👇

Métabolisme glucidique : action de type diabétogène avec augmentation de la production de glucose à partir des acides aminés et du glycérol au niveau hépatique (activation de la néoglucogénèse et de la néoglycogénèse). Il en résulte une augmentation de la glycémie ou un déréglement de l'équilibre glycémique chez les patients diabétiques.

Métabolisme lipidique : augmentation de la sensibilité du tissu adipeux aux agents lipolytiques (hormone de croissance, récepteurs bêta-adrénergiques, glucagon) ; redistribution facio-tronculaire des graisses.

Equilibre hydro-électrolytique : tendance à la rétention hydro-sodée avec prise de poids, à l'hypokaliémie, à l'hypertension artérielle (dues à un effet minéralocorticoïde résiduel d’intensité variable selon les produits (tableau 1). Le cortisol a une affinité voisine pour son récepteur et le récepteur de l'aldostérone. A concentration plasmatique, le cortisol est transformé en prériphérie sous l'action de la 11-bêta-hydroxystéroïde-oxydoréductase en cortisone, qui n'a pas d'affinité pour le récepteur de l'aldostérone.

Métabolisme protéique : augmentation du catabolisme protéique avec bilan azoté négatif se traduisant par une diminution de la masse musculaire voire une amyotrophie, et un défaut de trophicité cutanée.

Métabolisme phosphocalcique et osseux : diminution du transport intestinal du calcium et de la synthèse de collagène, augmententation de la résorption osseuse. Il en résulte una activation du catabolisme osseux pouvant induire une ostéoporose et arrêt réversible de la croissance chez l'enfant.

Eléments figurés du sang : diminution de la masse de tissu lymphoïde, du nombre de lymphocytes B et T, PNB et mastocytes (effet anti-allergique), des macrophages (diminution de l'activité anti-infectieuse) et inversement augmentation des leucocytes et des plaquettes.

6. COMPLICATIONS

Le syndrome de Cushing ACTH-dépendant est le plus fréquent. On note aussi une hypertension artérielle dans 93 % des cas. Un trouble de la tolérance glucidique. La glycémie à jeun corrélée à la cortisolémie de base. Une nette prévalence de la dyslipidémie. De même, une manifestation de l'hypercoagulabilité  par une thrombose veineuse profonde et par un accident ischémique cérébral. Mais aussi des complications infectieuses. La présence d'ne ostéopénie ou ostéoporose. On remarque parfois un hypogonadisme hypogonadotrope dans les deux sexes avec légère prédominance chez les hommes. Le syndrome dépressif est aussi marqué.

Conclusion

Les complications cardiovasculaires sont les complications les plus fréquentes au cours du syndrome de Cushing et un risque résiduel persiste même après guérison.

7. TRAITEMENT

Le traitement étiologique du syndrome de Cushing varie selon sa cause : exérèse d'un adénome hypophysaire corticotrope, exérèse d'une tumeur à l'origine d'une sécrétion ectopique d'acte, exérèse des lésions cortico-surrénaliennes secrétant le cortisol de manière autonome.

Un traitement médical prolongé par les anticortisoliques de synthèse permet d'obtenir des rémissions prolongées allant jusqu'à la guérison.
Ce traitement médical est associé à une cobaltothérapie sur l'hypothalamus et l'hypophyse.
L'ablation des surrénales est réservée aux échecs du traitement médical ou à des récidives fréquentes de la maladie. En cas de tumeur hypophysaire, l'ablation de l'hypophyse est réalisée suivie par une radiothérapie.

Par Gastine Lelo Kiazi, Étudiante en D2, UKV-Famed.

CAP Kaba WhatsApp Forum

CAP KABA BRAINSTORMING COVID-19



A l'heure du déconfinement en RDC, qu'est-ce que nous avons appris de la pandémie du coronavirus covid-19 ? Quelles en sont les vérités scientifiques du moment et quelles en sont les hypothèses ? Quelles ont été les failles de l'équipe de riposte en RDC ? Quelle lecture faire de la cohabitation de la population avec la covid-19 en RDC? Toutes ces questions se posent aujourd'hui. Venez réfléchir avec nous dans le forum WhatsApp du CAP Kaba.
BRAINSTORMING
DIMANCHE 19-07-2020

*Préparez vos questions et vos interventions sur la pandémie et sur la gestion congolaise de cette pandémie parce que déjà, nous avons une quinzaine de questions auxquelles nous répondrons le dimanche.



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mercredi 8 juillet 2020

Athérosclérose par Hermès Kutekidila Zola

PLAN

  • APERCU SUR L'ATHÉROSCLÉROSE
  • EPIDEMIOLOGIE
  • RAPPELS SUR LE CHOLESTÉROL ( + notion  du bon et du mauvais cholestérol)
  • PHYSIOPATHOLOGIE
  • CONSEQUENCES ( Complications)
  • SYMPTOMES
  • FACTEURS DE RISQUE
  • DIAGNOSTIC
  • EXAMENS ET ANALYSES COMPLÉMENTAIRES
  • TRAITEMENTS
  • REGIME CONTRE CHOLESTÉROL

1. APERÇU SUR ATHÉROSCLÉROSE

C’est l’accumulation des corps gras , de cholestérol, ainsi que d’autres substances dans et sur les parois artérielles ; ce qui provoque l’obstruction de la circulation.
Les plaques formées par l’accumulation du cholestérol peuvent se détacher et créer une occlusion aiguë de l’artère par un caillot .
Ces plaques sont non seulement formées par le cholestérol mais de tous les lipides ,glucides complexes , sang et produits sanguins , tissus adipeux ,dépôts calcaires et autres minéraux.

2. ÉPIDÉMIOLOGIE

L'athérome est la cause dominante de la majorité des affections cardiovasculaires.

C'est un problème de santé publique majeur :

-Première cause de mortalité dans les pays occidentalisés par insuffisance coronarienne, affections cérébrales ;

-première cause responsable des maladies et atteintes coronariennes ;

-cause majeure d'invalidité[4] et de morbidité (insuffisance cardiaque, séquelles d'accidents vasculaires cérébraux (AVC), accidents ischémiques transitoires (AIT), artériopathie oblitérante des membres inférieurs, anévrismes aortiques, insuffisances rénales et infarctus mésentérique).

À noter que l'athérosclérose ne serait pas l'apanage de nos sociétés modernes : des lésions coronaires ont été retrouvées sur une momie égyptienne de la princesse Ahmose-Meryet-Amon. On retrouve d'ailleurs des plaques d'athérome chez des gens qui ne sont pas morts d'un accident cardiovasculaire.

3. RAPPEL SUR LE CHOLESTÉROL

Le cholestérol est un lipide formé à partir d’un noyau stérol. On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition des nombreuses hormones ( hormones stéroïdiennes  ).
3 sources d’obtentions :
Exogène ou alimentaire 
•Endogène par synthèse hépatique 
•Estérifiée dans l’intestin où il existe à l’état de chylomicrons.
Dans la circulation sanguine ,le cholestérol circule sous forme de lipoprotéine c.a.d cholestérol associé à des protéines .

Rôles :
- constituant indispensable de nos cellules . C’est le composant fondamental des membranes cellulaires : une partie importante du cholestérol est en effet utilisée pour la constitution de la couche lipidique des membranes plasmiques ;
- précurseurs des hormones stéroïdes ;
- utilisé pour la fabrication des des substances comme la vitamine D;
- constituant essentiel de la bile .

NOTION DU BON ET DU MAUVAIS CHOLESTÉROL

Il n’existe pas , bien évidemment,  2 molécules différentes du cholestérol. Mais le cholestérol est véhiculé dans le sang par des systèmes de transports aux rôles très  différents:
les lipoprotéines LDL ( low density liproprotein)et HDL ( high density lipoprotein). C’est pour cela qu on distingue le cholestérol HDL et le cholestérol LDL , l’ensemble formant le cholestérol total .

Les HDL récupèrent le cholestérol dans les organes qui en ont trop pour le rapporter au foie ou il est éliminé . Elles ont la faculté de nettoyer nos artères de tous les dépôts lipidiques de mauvaise qualité et de réduire le risque de voir apparaître une plaque athéromteuse . On parle alors du *bon cholestérol.

Les LDL déposent le cholestérol sur les parois des artères . Il se forme alors , petit à petit , de véritables plaques de graisse , appelées *athéromes. On parle alors dans ce cas du *mauvais cholestérol* .
Ainsi, nous dévoilons déjà la grande implication  du cholestérol dans l’athérosclérose.

4. PHYSIOPATHOLOGIE
Formation d’athérome ( genèse de la plaque)

D’entrée de jeu, rappelons qu’une artère normale a 3 tuniques :
-L'intima : comprenant l’endothélium et l’espace sous endothélial;
-La média : séparée de l’intima par la limitante élastique interne ;
-L’adventice ( la plus profonde ) .

La formation de l’athérosclérose se fait suivant 3 étapes :

1ère étape

Elle est dominée par la pénétration passive et l’accumulation des lipoprotéines de basse intensité ( LDL-cholestérol ) dans le intima . Ce phénomène est directement en relation avec la quantité de LDL -cholestérol plasmatique . L’infiltration lipidique est suivie d’une modification oxydative des LDL par différents mécanismes enzymatiques .

2ème étape

La 2ème est marquée par la dysfonction de l’endothélium suite à la présence des LDL oxydés .
La présence des LDL oxydés induisent l’expression de la molécule d’adhérence et des récepteurs de chimiokines à la surface des cellules endothéliales , ouvrant ainsi aux monocytes l’accès à la paroi vasculaire. Une fois entrée, les monocytes -macrophages internalisent les oxLDL , les accumulent à l’intérieur et se transforment ainsi en *cellules spumeuses.
La quantité des oxLDL accumulée à l’intérieur des macrophages dépasse la capacité de ces derniers à les dégrader d’où transformation en cellules spumeuses en demeurant dans l’intima et constituant les premières lésions d’athérome.

3ème étape 

Marque la formation de la plaque mature : un centre athéromateux et une chape fibreuse .

Le cœur lipidique de la plaque est constitué de lipides extra et intracellulaires ; ce centre lipidique de la plaque est isolé  de la lumière artérielle par une chape fibreuse constituée de cellules musculaires lisses , de collagènes et d’une matrice extra cellulaire .
Ces cellules musculaires lisses proviennent de là média migrant à travers la limitante élastique puis proliférant par la présence des facteurs de croissance . Cette chape fibreuse est donc un facteur de stabilité de la plaque d’athérome .

Évolution de la plaque stable

Progressivement cette plaque d’athérome fait protrusion dans la lumière artérielle entraînant donc la formation d’une sténose artérielle. Pendant longtemps , cette sténose reste modérée grâce à des phénomènes compensatoires de l’artère appelés  *remodelage vasculaire (l'artère se dilate pour compenser la protrusion de la plaque ) .
Ce mécanisme est ensuite dépassé puis la sténose devient significative . C’est alors qu ‘apparaît l’ischémie . Le risque majeur est l’infarctus du myocarde si la plaque athéromateuse et au niveau des artères coronaires ou l’infarctus cérébral ou AVC s il siège dans une artère irriguant le cerveau 🧠 ...

Rupture de la plaque

La rupture de la plaque survient au niveau de la chape fibreuse (évoquée supra) . Cette rupture est la porte aux désastres car elle met le sang en contact avec les éléments thrombogènes du cœur lipidique ; ainsi elle expose aux complications ubiquitaires de la maladie , du fait qu’elle expose à la thrombose artérielle .

2 causes peuvent apporter cette rupture :
• causes extrinsèques : comme une poussée d’hypertension artérielle , un stress important.
• causes intrinsèques ( essentiellement ): par vulnérabilités de la plaque marquées par la *fragilité de la charpente fibreuse par l’agression des macrophages...

5. CONSÉQUENCES

Du fond de ce qui a été dit plus haut , nous pouvons comprendre que les conséquences de l’athérosclérose découlent de la rupture des plaques entraînant la formation d’un caillot ( thrombus ) qui bloque la circulation sanguine et la provoque une ischémie des organes en aval  dont les conséquences peuvent être graves ou mortelles : on peut parler alors de l’infarctus , AVC , artérite oblitérante des membres inférieurs...

6. SYMPTÔMES

Le développement d’une plaque d’athérome peut être invisible pendant plusieurs années , la survenue de premiers symptômes de l’athérosclérose marque généralement l’apparition des complications. Ces symptômes de l’athérosclérose peuvent être différents en fonction des artères touchées . Elle peut notamment se manifester par :
des douleurs localisées , notamment au niveau de la poitrine avec la survenue d’un angor ;
des essoufflements;
vertiges ;
des troubles de la vision
déficit moteur et sensitif au niveau des membres supérieurs et inférieurs ;
une claudication intermittente ...

7. FACTEURS DE RISQUE

A. Facteurs de risque non-modifiables
- l’âge : les lésions apparaissent dès la vie fœtale et sont finement visibles dès l’âge de 20 ans .
- le sexe
- l’hérédité :• hypercholestérolémie familiale hétérozygote ou homozygote .

B.  Facteurs modifiables
- le tabagisme
- l’hypertension artérielle
- le diabète ou la sédentarité avec trouves métaboliques qui l’accompagnent : obésité , ou consommation excessive  de l’alcool sont aussi facteur de risque .

8. DIAGNOSTIC

Les trois temps principaux de l'examen du patient porteur d'une athérosclérose sont :

- L'interrogatoire qui apprécie l'ensemble des facteurs de risque présentés par le malade ;
- La prise de la tension artérielle en position assise après 10 à 15 minutes de repos au calme ;
- La palpation des pouls périphériques au niveau du cou, de l'aine (artère fémorale) et des pieds (pouls pédieux).

Cet examen de base peut être complété par:

- l'auscultation des trajets artériels superficiels afin d'y rechercher un souffle, témoin d'un rétrécissement artériel.

 Seules les grosses artères dont les trajets ne sont pas trop profonds sont accessibles à l'examen clinique direct : aorte, carotides, artères fémorales et jambières.

9. EXAMENS ET ANALYSES COMPLÉMENTAIRES

Il est possible de réaliser un bilan biologique (prise de sang) :

CHOLESTÉROL TOTAL

-Taux normal de cholestérol total :

•Avant 30 ans : 1,55 à 2,0 g/L (4 à 5,2 mmol/L) ;
•Après 30 ans : 2 à 2,5 g/L (5,2 à 6,4 mmol/L).

HDL-CHOLESTÉROL

-Taux normal de HDL-cholestérol :
•Homme : 0,4 à 0,65 g/L (1,0 à 1,65 mmol/L) ;
•Femme : 0,5 à 0,8 g/L (1,3 à 2 mmol/L).

TRIGLYCÉRIDES

Taux normal de triglycérides :
•Homme : 0,5 à 1,5 g/L (0,6 à 1,7 mmol/L) ;
•Femme : 0,4 à 1,3 g/L (0,45 à 1,5 mmol/L).

GLYCÉMIE

Taux normal de glycémie :
•A jeun : 0,70 à 1 g/L (3,9 à 5,6 mmol/L) ;
•2 h après un repas : <1,20 g/L (< 6,7 mmol/L).

HÉMOGLOBINE GLYCOSYLÉE (OU GLYQUÉE)

Taux normaux d' hémoglobine glycosylée (ou glyquées) :
•HbA1a + HbA1b : 6 à 8 % ;
•HbA1c : 4 à 6 %.

ACIDE URIQUE

Taux normal d' acide urique :
•Homme : 30 à 70 mg/L (180 à 420 mmol/L) ;
•Femme : 20 à 60 mg/L (60 à 210 mmol/L).

10. TRAITEMENTS
 Selon le cas , plusieurs traitements médicamenteux peuvent être envisagés pour limiter le développement de l athérosclérose. Parmi eux on peut prescrire :

- Des statives pour réguler les taux de lipides dans le sang ;
- des anti agrégants plaquettaires pour limiter la formation des caillots sanguins .
- des anti hypertenseurs en cas d’hypertension artérielle .

Si le pronostic vital est engagé , une intervention chirurgicale peut être mise en place . Cette opération a pour objectif de rétablir l’irrigation des organes vitaux en favorisant la circulation sanguine . Plusieurs techniques  peuvent être utilisées, telles que :

- L'angioplastie : technique qui permet d’élargir le diamètre des artères coronaires ;
- La désobstruction par endartériectomie  , une opération qui permet de retirer la plaque d’athérome présente au niveau des artères carotides ;
- pontage coronarien , une opération qui consiste à contourner les obstacles au niveau des artères coronaires en créant  un *pont*.

11. RÉGIME CONTRE LE CHOLESTÉROL

Aujourd'hui, la nourriture fournit environ 600 mg de cholestérol par jour(dans les bonnes conditions  de vie bien sûr 😅😅)en moyenne alors qu'il ne faudrait pas dépasser 300 mg.
Voici les mesures qu'il faudrait adopter pour un régime pauvre en cholestérol :

- Consommer de préférence des graisses végétales poly-insaturées et mono-insaturées (tournesol, maïs, soja, colza, noix, olive, pépins de raisin) ;
- Éviter les graisses d'origine animale et les graisses saturées (lait entier, beurre, viandes grasses, charcuteries, etc...) ;
- Éviter les aliments riches en cholestérol : jaune d'œuf, abats (cervelle, rognons, foie), noix, amandes, crème fraîche, homard, crustacés, œufs de poissons dont le caviar ;
Préférer le poisson, le veau, les volailles, le cheval aux viandes grasses et consommer très peu d'alcool ;
- *La consommation modérée de vin*☺️ présente un effet protecteur sur les artères.
 *Attention* : l'excès d'alcool joue un rôle dans l'
hypertension artérielle et peut entraîner une dépendance et un alcoolisme ;
- *L'ail* est un fluidifiant sanguin par l'intermédiaire d'un de ses composants, l'ajoène, qui inhibe l'agrégation plaquettaire.

Ainsi s’achève de façon telle faite la présentation de notre sujet . Nous croyons ,bien évidemment par vos apports, constituer un travail assez riche. Du fond, merci pour votre attention ! 🙏🏽

Par Hermès Kutekidila Zola, Étudiant en Doc1 UK-FAMÉD.

CAP Kaba WhatsApp Forum

Gonades et hormones sexuelles périphériques

PLAN
1. Présentation
2. Étude des hormones

1.1 Définition: les gonades sont les principaux organes reproducteurs , il s'agit des:
* Testicules
* Ovaires

👉🏿 Testicule
2 glandes génitales mâles, situés dans des enveloppes (scrotum ou bourses), pendant entre les jambes à partir de la base du pénis.

Recouverts par une membrane externe l'albuginée, divisés à l'intérieur par des lobules qui renferment des tubes en U, les tubes séminiferes fabriquant les spermatozoïdes. Les tubes se poursuivent dans un réseau de canaux, le rete testis.

Ont une double fonction: endocrine et exocrine, (exocrine dans la production des gamètes mâles, les spermatozoïdes; et endocrine dans la production des hormones sexuelles, ce qui fera l'objet de cet exposé.)

Vascularisation
3 artères:
* Artère spermatique directement venue de l'aorte, passe par le cordon spermatique,

* Artère déférentielle dérivant de l'iliaque interne, passe aussi par le cordon.

* Artère cremastérienne inférieure dérivant de l'artère épigastrique inférieure, ne passe pas par le cordon.

👉 Ovaire
2 glandes génitales femelles, réniformes, attachées à la face postérieure du ligament large par un repli péritonéal (mésovarium), pèsent 10 à 20g, la surface est irrégulière du fait de la saillie des follicules, des cicatrices des follicules anciens et de la saillie épisodique des corps jaunes et des cicatrices qu'ils laissent.

Ont double fonction (cfr supra, fonction des testicules)

Vascularisation

* Artère ovarienne
*drainage veineux: la veine cave à droite, et à gauche par la veine rénale.

2. Études des Hormones
* Œstrogène
* Progestérone
* Testostérone

2. 1. Œstrogènes

C'est un groupe d'hormones qui participent au développement des caractères sexuels féminins secondaires comme les seins et préparent la paroi utérine à une grossesse potentielle (éventuelle) en début de chaque cycle.

Biosynthèse:
* ovaire et placenta (sources principales)
* testicule et cortico-surrénale (accessoires)

Effets physiologiques

Action physiologique
Maintient l'État trophique pendant la période générale (sa disparution entraîne une atrophie progressive des organes génitaux).

Au niveau du col : 
* ouverture des orifices externes
* ⬆️ la sécrétion et teneur en eau de la glaire cervicale==>la viscosité du mucus⬇️ , la glaire est abondante et filante facilite la migration des spermatozoïdes au vagin.

Au niveau des trompes :
* développe l'épithélium et de fibres musculaires lisses
* accroît l'activité des cils vibratiles et les sécrétions tubaires.

Sur les organes génitaux ext.
* croissance et pigmentation des petites lèvres
* ⬆️ du calibre et de la distensibilité du vagin
* développement des glandes mammaires
* développement des poils axillaires et pubiens.

 Au niveau des ovaires:
* en faible quantité==>stimulation des gonadotrophines hyposaires,
* en grande quantité ==>inhibition des sécrétions des gonadotrophines (feedback)

Action sur les métabolismes:
* phosphocalcique: effet dépresseur sur les ostéoblastes.
* lipidique: ⬇️ du taux plasmatique de cholestérol et donc le rapport cholestérol/phospholipides==>⬇️ du risque d'athérosclérose et des troubles cardiaque coronaires.
*Hydrates de carbone: influence leur métabolisme.

Régulation
Fait intervenir l'axe hypothalamohypophyso-gonadique:
hypothalamus secrète la LHRH(gonadotrophine), l'hypophyse secrète la LH et la FSH.
L'œstrogène exerce un feedback négatif sur la libération hypothalamique de LHRH.

2. Progestérone
Sécrétée pendant la seconde phase du cycle ovarien, prépare la nidation d'un oeuf (ovotide fécondé) et la gestation.

Biosynthèse: par les cellules de la granulosa,du corps jaune
Cellules syncitiotrophoblastique(placenta)

Effets physiologiques

Pour agir,il doit remplir les conditions suivantes:
👉🏿 les tissus doivent être imprégné del'oestrogene
👉🏿le taux doit être maintenu,
👉🏿le rapport œstrogène/progestérone doit rester optimum.

Au niveau du col:
* fermeture de l'orifice interne
* ⬇️ de la sécrétion de la teneur en eau de la glaire cervicale

Au niveau de l'utérus:
* relâche le myomètre (utilisé dans les menaces d'avortement au 1er trimestre)
* transforme l'endomètre qui devient sécrétoire.

Au niveau des ovaires
* À dose physiologique:  action inhibitrice très faible sur la sécrétion de la LH et à condition. d'une stimulation préalable d'œstrogène.

* À forte dose: pas d'action.

Au niveau des trompes
* aplatissement de l'épithélium tubaire ;
* ralentissement de l'activité contractile des trompes.

Action sur l'épithélium vaginal:
Atrophie (effet antagoniste de l'œstrogène)

Sur la glande mammaire: 
Prépare à la lactation en synergie avec bcp d'autres Hormones

Au niveau du rein 
*agoniste des effets de l'aldostérone sur les tubules rénaux

Régulation
Assurée par : LH, HCG(en cas de grossesse)
Cfr Axe hypothalamo hypophysaire (Feedback)

3. Testostérone
Appartient à un groupe d'hormone stéroïdiens qui partagent des effets  virilisant groupé sous le nom d'androgène

Biosynthèse: par les
Cellules de Leydig, accessoirement au niveau du cortex surrénalien, l'ovaire, foie,...

Effets physiologiques

Pendant la vie foetale
• début spermatogenèse
• développement des caractère sexuelle secondaire
• transformation squelettique

Avec l'âge :
• métabolisme des lipides : ⬆️ la LDL et ⬇️ l' HDL.
• métabolisme des glucides : ⬆️ le stockage du glycogène.

Régulation

Vers la 8ème semaine la sécrétion est sous l'action de HCG et sous la LH en fin de la grossesse.

Chez adulte :
L'Hypothalamus secrète la Gn-Rh qui stimule l'adéno-hypophyse à produire la FSH et la LH(stimule les cellules interstitielle à produire la testostérone)
L'augmentation de la concentration de testostérone entraîne une rétro-inhibition sur le centre gonadotrophique hypothalamique.

Par Kevin Nkusu Mata, Étudiant en Doc1 UK-FAMÉD
CAP Kaba WhatsApp Forum, semaine endocrine